Compte à rebours

Eric Clapton and Friends forum

Parlons en » Titres à l'écoute, demandez ici

Booster Roquette

rank_4.png

Avatar

Inscrit le: 15/02/2018

Messages: 371

Le 19/01/2019 à 20h55
Reprise du message précédent

Mon cher Claude, mon seul trouble actuel, c'est de savoir où je vais dans 3 jours....bad luck mais ce cher Clapton qui figure en très bonne place dans mon smartphone va me tenir compagnie every day.
   

Administrateur

rank_admin.png

Avatar

Inscrit le: 10/01/2018

Messages: 1320

Le 20/01/2019 à 07h29
Tout d'abord rendons à Otis Rush ce qui est à Otis Rush par son Double Trouble dans son enregistrement original.

Puis un Double Trouble live de Clapton enregistré au Victoria Hall de Hanley le 28 Novembre 1978.

Une vidéo tirée du coffret 2CD / 2DVD des concerts des 25, 26 et 27 Janvier 2008 au Madison Square Garden.



Bon dimanche à tous.

Ces titres ont été supprimés mais peuvent être réactivés à votre demande.
   

Modérateur

rank_modo.png

Avatar

Inscrit le: 30/12/2018

Messages: 240

Le 20/01/2019 à 09h04
Magnifiques vidéos, la version du MSG est dantesque. Rien ne va mieux à Éric Clapton que de jouer cette musique. De plus, la prise de vue est un cadeau pour les guitaristes, plein de gros plans (non le sujet n’est pas le vin) sur sa main gauche. Délicieux réveil ce matin avec ces 2 vidéos. Merci à notre fureteur encyclopédiste hors pair. Bon, je dois aller faire des courses, je ne vais qu’a Carrefour car en anglais, Carrefour se dit......
   

Booster Roquette

rank_4.png

Avatar

Inscrit le: 15/02/2018

Messages: 371

Le 20/01/2019 à 09h59
Lol crossroad
   

Booster Roquette

rank_4.png

Avatar

Inscrit le: 15/02/2018

Messages: 371

Le 20/01/2019 à 10h24
Quelle belle émotion pour moi que de regarder cette vidéo. Clapton heureux de jouer, de faire partager ce blues interprété avec une finesse, une douceur inouïe des notes opposées à la rage de sa voix selon les moments. Tout en maîtrise cependant !
On ressent son plaisir à chaque mesure et l'administration de Winwood n'est pas feinte.
Bref, j'aimerais être une guitare entre les mains de Clapton, car il est tellement en symbiose avec sa six cordes qu'il en partage son âme. On dit du blues que c'est la musique du diable, pas avec l'interprétation de Clapton. Bon dimanche à vous tous.
   

Modérateur

rank_modo.png

Avatar

Inscrit le: 14/02/2018

Messages: 483

Le 20/01/2019 à 16h21
On ressent son plaisir à chaque mesure et l'administration de Winwood n'est pas feinte.


C'est bien ce que j'ai toujours pensé; Winwood n'est qu'un simple fonctionnaire... :D
   

Booster Roquette

rank_4.png

Avatar

Inscrit le: 15/02/2018

Messages: 371

Le 20/01/2019 à 16h42
OK Claude, mais tout le monde aura compris l'erreur de frappe
   

Modérateur

rank_modo.png

Avatar

Inscrit le: 14/02/2018

Messages: 483

Le 20/01/2019 à 18h12
It was a joke Tayane, just a joke... ;)
   

Modérateur

rank_modo.png

Avatar

Inscrit le: 30/12/2018

Messages: 240

Le 21/01/2019 à 01h01
J'ai ré-écouté ce soir Layla.
Du coup, cela m'a inspiré l'avis suivant qui pourrait être mis en commentaire pour l'album si cela vous semble pertinent.

Je commencerai par citer le début de la critique de cet album parue dans Rock and Folk en 1970 signée Philippe Paringaux (rédacteur en chef de Rock and Folk et journaliste de bon goût musical): « Eric Clapton, musicien américain ». Grossière erreur Mr Paringaux, Éric Clapton est de séjour à Miami pour enregistrer Layla and other assorted love songs, certes avec des musiciens US, certes pour faire un album qui sera surtout made in USA, certes pour jouer sur une guitare californienne bricolée qui deviendra Brownie, oui, but no, il est anglais et he can find his way home. Et ceci n’est pas un détail car l’Americain sur cet album s’appelle Duane Allman. Tout érudit sur la genèse de cet album connaît l’histoire de leur rencontre et de leurs jams. Donc je passe. C’est justement la tectonique des plaques, Europe versus Amerique, qui va allumer le brasier que sera cet album. Clapton, Townsend, Page, Blackmore, Alvin Lee ne sonnent pas comme Hendrix, Allman, Freddy King, Stevie Ray Vaughan, question de pedigree. Voici donc le tout nouveau groupe d’Eric Clapton, Derek and the Dominos, et pour le frenchie de base du début des années soixante-dix, on s’attend à tout. Et sûrement pas à ça. « Ca » voulant dire que, la première écoute de I looked away, le titre d’ouverture de l’album présenté en 4 faces, sera une douche froide.
On avait tellement été habitués à autre chose : l’album éponyme Éric Clapton commençait par Slunky sur une démonstration de guitare, l’album Blind Faith s’ouvrait sur un magique Had to cry today, l’album Goodbye s’entamait par un I’m so glad ébouriffé, Wheels of fire débutait sur White room ou encore mieux sur LE Crossroads d’anthologie....bref du génie, du son plein les oreilles. Là, sur la platine, se languissant à la vitesse interminable de 33 tours 1/3 minute, Derek and the Dominos, « I looked away », une ballade avec quelques notes pulsées à la fin, provoquant un long et grand soupir, forçant à se dire que, bon tout de même, c’est Eric Clapton qui joue et chante. Effectivement, Goodbye Cream, et, on aurait pu croire par l’audition initiale de I looked away que soit dévoilé le style du premier groupe d’Eric Clapton dépourvu de la présence d’Anglais.
Donc, avec du blues à l’âme, on passe au deuxième titre, « Bell Bottom Blues ».
Retour aux fondamentaux avec ce morceau qui serait aujourd’hui qualifié de tuerie.
Ainsi, il l’aurait fait exprès ? Un premier titre pour penser – non, pas ça, pas lui – suivi de ce totem du blues pour nous faire avaler notre honte d’avoir douté. Ce titre qui a la faculté de donner la chair de poule va devenir un must des concerts à venir, et à chaque interprétation, la sensation sera la même, une tuerie.
Troisième titre : Keep on growing – intro rythmique avec son gras, slide, et des gimmicks de guitare partout pendant le chant. Et ce chorus de guitare avec en fond de la slide qui fait couler un nectar de notes suaves. Et ce chant qui revient dans lequel s’entremêlent de nouveaux solis, slide, rythmique, re-recordings. Et cet incroyable final en forme de jam, j’imagine la tête de Tom Dowd, l’executive producer, comprenant ce qu’il vivait : un moment d’histoire de la musique. Duane Allman, plutôt discret sur les 2 titres précédents, arrose le titre de slide, résonance de l’écume d’acier qui jaillit de ses doigts de virtuose.
Et ce n’est pas fini, quatrième titre : Nobody knows you when you’re down and out.
Ce blues que jouait en acoustique le presque débutant Eric Clapton dans les bars avant d’accéder à la célébrité, est interprété ici dans une version électrique. De nouveau, slide, chorus de guitare et nappes d’orgue à foison. Encore un monument tant par la grace du jeu que par le chant de Clapton qui semble au firmament de son désespoir amoureux.
De plus, le son incroyablement limpide de Brownie pour ce blues, que l’on pourrait dédier à ceux qui ont tout perdu, est si déchirant que l’on est convaincu par chaque note, comme si il s’agissait des mots chantés dans ce titre.
Ainsi s’achève la première face de l’album et on respire profondément avant d’écouter la suite.
« I am yours » pour continuer…guitare acoustique et slide en introduction. Soleil, paresse, et vent chaud sont au rendez-vous. Mais, évidemment, comme I looked away, il s’agit de nouveau d’une ballade qui, bien que ciselée par les parties de slide, laisse sur sa faim le kid des seventies, fan de Cream.
Mais il y a la suite qui s’appelle « Anyday ». Rien que l’introduction est un Everest. Le titre s’étale sur plus de 6 minutes, et de nouveau, comme dans Keep on Growing, un déferlement de solos, slide, chorus, licks, bends, d’émotions, d’harmonies, de symbiose. Oublié pendant des décennies puis heureusement interprété en live dans la dernière décade, ce titre constitue l’un des moments forts des trop rares concerts donnés par Eric Clapton.
And now : « Key to the highway ». Titre légendaire. Que dire de plus ? Que cette version est une jam qui pris forme suite au fait que Clapton et Duane Allman aient entendu le chanteur Sam the Sham interpréter ce titre dans le studio voisin du leur, et que, spontanément ils se sont mis, à leur tour, à jouer ce Key to the Highway. Tom Dowd entendant cela aurait hurlé aux ingénieurs « Tapez sur ce foutu magnéto » pour lancer l’enregistrement. Ceci expliquant l’introduction en « fade in », ceci n’expliquant en rien comment deux musiciens sont capables de produire une telle profusion de solos sinon d’avoir, eux aussi, passé un pacte avec le diable.
Fin de la deuxième face.
Troisième face : « Tell the truth » - retour à l’esprit de l’album « Eric Clapton ». Plutôt pop song avec des plans Duane on Slide dans toutes les mesures du morceau. Encore un titre qui sera un incontournable sur scène pendant la période Derek and the Dominos.
« Why does love got to be so sad » : Egalement dans le registre pop song, titre pour clamer un amour désespéré. Interprété sur un tempo particulièrement rapide et remarquablement soutenu par une section rythmique en fusion. Tout comme Tell the truth, morceau étendard de la set list live de Derek and the Dominos. Cette version est très justement éclipsée par celle de l’album « In concert » ou Clapton l’interpréte dans un tempo plus lent avec une inspiration qui n’appelle qu’un seul commentaire : « Kick ass ».
Retour au blues avec « Have you ever loved a woman ? » Déjà interprété du temps des Bluesbreaker lorsqu’il jouait avec John Mayall, Clapton reprend ce classique pour en faire une nouvelle version avec Derek and the Dominos. Encore un moment historique pour plusieurs raisons. D’une part, cette version est absolument grandiose, tant par le jeu des deux guitaristes que par l’émotion du chant, et d’autre part, ce titre sera le blues que Clapton ne cessera de jouer sur scène pendant des décennies. Indiscutablement, cette version studio fait partie des titres qui ont fait la légende d’Eric Clapton.
Elle reste aussi troublante qu’à l’époque ou elle fut enregistrée il y a presque 50 ans !
Egalement, la version live de « In concert » est surement, du moins en discographie officielle, la meilleure qu’il n’ait jamais interprétée sur scène.
« Little Wing ». En hommage à Jimi Hendrix ; la 4ème face commence avec ce titre. Emouvante version, certes éloignée de l’originale, ce qui n’en fait pas moins son charme. A ce stade de perfection, a part avoir la gorge serrée à l’idée de la disparition de Hendrix, Clapton et Allman pouvaient sourire du résultat de cette reprise.
« It’s too late » Il est trop tard, elle est partie. En phase avec l’esprit des autres titres de l’album, le morceau décolle vraiment lors du solo en slide de Duane Allman, définitivement magique dans toutes ses interventions. A noter que ce titre est – du moins à ma connaissance – le seul qui ait été filmé lors d’un show télévision permettant de voir Derek and the Dominos jouer live. (Johnny Cash Show visible sur You Tube)
Avant dernier titre de l’album : Layla. Layla, le titre de l’album, Layla, la chanson d’amour composée pour Pattie encore Harrison et pas encore Clapton. Le riff d’introduction, la partie chantée, la partie instrumentale, la première écoute en 1970 …tout est inoubliable.
Réticent à l’écoute du premier morceau, mais finalement capturé par la magie d’Eric Clapton et de Duane Allman, Layla achevait de convaincre le fan de Cream que j’étais qu'une page était tournée. Tous les espoirs de voir le vrai Eric Clapton sur scène avec des titres et un groupe fabuleux étaient permis. Ils seront déçus vu la suite de l’aventure Derek and the Dominos. Reste cet album considéré par de nombreux fans comme le meilleur de la carrière d’Eric Clapton et l’un des meilleurs albums blues rock de tous les temps.
Je n’avancerais pas sur ce terrain, tellement il y a de chefs d’œuvres dans ce que Clapton a produit en plus d’un demi-siècle.
Dernier titre : « Thorn tree in the garden » : ballade acoustique que je trouve aujourd’hui très agréable.
Je terminerai comme j'ai commencé, en citant Mr Philippe Paringaux : « Les compagnons choisis par Clapton sont très typiques de toute une génération de jeunes musiciens américains qui préfèrent l’efficacité d’une expression directe et simple aux bavardages et aux démonstrations techniques. Bobby Whitlock (orgue, piano, vocaux), Carl Radle (basse) et Jim Gordon (batterie) n’en sont certainement pas dépourvus, de technique, mais ils sont de vrais professionnels conscients de ce que leur rôle est de supporter les solistes plutôt de d’essayer de rivaliser avec eux »

RIP Duane Allman
RIP Carl Radle

PS : je fus très injuste à l'époque avec I looked away :)




Edité par I’m so glad Le 22/01/2019 à 23h55
   

Booster Roquette

rank_4.png

Avatar

Inscrit le: 15/02/2018

Messages: 371

Le 21/01/2019 à 07h53
Chapeau bas Gilles pour cet article fourni, précis. La nuit te met en verve cher I'm so glad, et j'ai beaucoup apprécié ton article. Entre toi, Claptonholic et Claude, on accède au top. Merci
   

Modérateur

rank_modo.png

Avatar

Inscrit le: 14/02/2018

Messages: 483

Le 21/01/2019 à 18h56
Yes Tayane... We are “Sitting On The Top Of The World” ! :)
   

Modérateur

rank_modo.png

Avatar

Inscrit le: 30/12/2018

Messages: 240

Le 21/01/2019 à 21h15
tayane :
Chapeau bas Gilles pour cet article fourni, précis. La nuit te met en verve cher I'm so glad, et j'ai beaucoup apprécié ton article. Entre toi, Claptonholic et Claude, on accède au top. Merci


Merci à toi Tayane et aux acolytes Claptonholic et Claude. Vous avez fait ce qu'un jour je m'étais mis en tête de faire, un forum EC. Souvent, lorsque je discute musique et qu'inévitablement je place Clapton dans la conversation, j'entends des foutaises d'ignorants. Tout le monde a heureusement le droit de ne pas apprécier et de ne pas connaitre, mais entendre qu'il a tout pompé sur les autres, que sorti de la gamme pentatonique, il n'y a rien, que machin joue bien mieux .... ça me gave. Ici, au moins, il y a des fans que je trouve particulièrement éclairés, érudits et dont l'esprit n'est que de partager une admiration.
Donc merci à toi et aux autres.

   

Modérateur

rank_modo.png

Avatar

Inscrit le: 14/02/2018

Messages: 483

Le 22/01/2019 à 10h29
Merci à toi également Gilles pour tes “papiers” qui valent le détour. C'est du ressenti d'excellente facture...
   

Administrateur

rank_admin.png

Avatar

Inscrit le: 10/01/2018

Messages: 1320

Le 28/01/2019 à 07h14
Jim Capaldi a travaillé pour la première fois avec Eric Clapton au Rainbow Concert en 1973. Sa dernière apparition aux cotés de Clapton était au Concert For George le 29 Novembre 2002.
En 1988 Clapton participe à deux titres de "Some Come Running"
J. Capaldi meurt d'un cancer le 28 Janvier 2005 RIP

Oh Lord, Why Lord et You Are The One



Ces titres ont été supprimés mais peuvent être réactivés à votre demande.
   

Booster Roquette

rank_4.png

Avatar

Inscrit le: 15/02/2018

Messages: 371

Le 02/02/2019 à 10h05
Pour la pureté des solos, un Must me ferait très plaisir : "Old Love" et pourquoi pas celui tiré de DVD à Hyde Park en 1997.
   

Administrateur

rank_admin.png

Avatar

Inscrit le: 10/01/2018

Messages: 1320

Le 04/02/2019 à 07h24
Bonjour à tous,
Pour Tayane et pas que, deux versions de Old Love, co écrit avec R.Cray.
Le 29 Juin 1996 Old Love Eric Clapton Live In Hyde Park Publié su DVD en 1997.

Et une version jazzy avec le 9 Pieces Band au Royal Albert Hall le 18 Février 1991.

Ces titres ont été supprimés mais peuvent être réactivés à votre demande.
   
Répondre
Vous n'êtes pas autorisé à écrire dans cette catégorie
2 Utilisateurs en ligne : 0 Administrateur, 0 Modérateur, 0 Membre et 2 Visiteurs
Utilisateurs en ligne : Aucun membre connecté