• Parlons en » RIP : décès de Peter Green
Décidément, le blues-rock connaît de bien tristes nouvelles en ce moment.
Peter Green est décédé à 73 ans.
Le jeune rival d'Éric Clapton à l'époque des Bluesbreakers n'aura certainement pas eu la carrière qu'il aurait méritée.
Le plus beau phrasé blues qu'il ait été donné d'entendre, selon les dires de BB King.
Personnellement, j'ai tjs adoré A Hard Road, de mon point de vue du niveau exceptionnel du Beano album.
Le clip de Need Your Love So Bad pour honorer sa mémoire.
https://youtu.be/RtmW2ek7WkQ
Edité par Dick Le 25/07/2020 à 22h19
Peter Green est décédé à 73 ans.
Le jeune rival d'Éric Clapton à l'époque des Bluesbreakers n'aura certainement pas eu la carrière qu'il aurait méritée.
Le plus beau phrasé blues qu'il ait été donné d'entendre, selon les dires de BB King.
Personnellement, j'ai tjs adoré A Hard Road, de mon point de vue du niveau exceptionnel du Beano album.
Le clip de Need Your Love So Bad pour honorer sa mémoire.
https://youtu.be/RtmW2ek7WkQ
Edité par Dick Le 25/07/2020 à 22h19
Encore un qui avait du talent; le fait d'avoir vu Clapton jouer alors que lui même était bassiste, il revient à la guitare avec un certain talent. Hélas, comme tant d'autres, les drogues diverses et variées ont même eu raison de sa propre raison : plusieurs séjours en hôpital psychiatrique. En fait, la réussite dans ce milieu, conduit souvent à la dérive. RIP Peter. Georges Lang te rend en ce moment même un bel hommage
Exactement Tayane, merci de rappeler la conversion instrumentale de Green le jour où il a vu Clapton joué au sein des Bluesbreakers.
Cela en dit long sur le talent exceptionnel de Green,qui en quelques mois sera passé de bassiste à lead guitariste à un niveau exceptionnel.
De ce que m’en avait raconté Mauro Serri, ancien guitariste d’Eddy Mitchell et Bill Deraime (entre autres), il aurait accepté un cacheton de LSD tendu par une fille lors d’une rêve de 69 pdt la tournée Fleetwood Mac, et ne s’en serait jamais remis.
De là est partie sa transformation mentale, passant par des excès de schizophrénie en tout genre et le début de la fin de sa carrière qui s’annonçait éminemment brillante.
Sa Rumba Blues « I Loved Another Woman », son blues platonique “Need Your Love So Bad” et le riff incandescent de Oh Well m’auront longtemps fait souffrir les doigts sur le manche de ma LP.
De mon point de vue, sa reprise extraordinaire de The Stumble coiffe au poteau (de très peu) la cover de Clapton, le monumental Hideway. C’est dire…
Biz,
Dick
Cela en dit long sur le talent exceptionnel de Green,qui en quelques mois sera passé de bassiste à lead guitariste à un niveau exceptionnel.
De ce que m’en avait raconté Mauro Serri, ancien guitariste d’Eddy Mitchell et Bill Deraime (entre autres), il aurait accepté un cacheton de LSD tendu par une fille lors d’une rêve de 69 pdt la tournée Fleetwood Mac, et ne s’en serait jamais remis.
De là est partie sa transformation mentale, passant par des excès de schizophrénie en tout genre et le début de la fin de sa carrière qui s’annonçait éminemment brillante.
Sa Rumba Blues « I Loved Another Woman », son blues platonique “Need Your Love So Bad” et le riff incandescent de Oh Well m’auront longtemps fait souffrir les doigts sur le manche de ma LP.
De mon point de vue, sa reprise extraordinaire de The Stumble coiffe au poteau (de très peu) la cover de Clapton, le monumental Hideway. C’est dire…
Biz,
Dick
Salut à vous tous. L'ancêtre est de retour ! 
Une bien triste nouvelle en effet. Mais bon, il n'était que l'ombre de lui-même depuis longtemps.
Je l'ai vu sur scène en 1967 avec Mayall et je m'en souviens comme si c'était hier.
Planqué dans son coin sur la gauche devant son ampli, il égrainait des notes d'une pureté absolue.
Et moi qui regrettais ce soir là, avant le concert, que Clapton se soit barré des Bluesbreakers !
Le meilleur moment ? Sans doute The Stumble, version longue, très longue. Quelle maîtrise...
“A Hard Road” est à mon avis supérieur, musicalement parlant, à “Beano” . Deux chefs d'œuvre du père Mayall gravés à jamais dans mes neurones.
Avec les Fleetwood Mac c'était quelque peu différent. Sauf au début où il menait de main de maître la formation, bien secondé par John Mc Vie à la basse et un peu moins bien par Mick Fleetwood, trop basique à mon sens. La suite ne fut guère enrichissante lorsque il intégra Danny Kirwan au groupe. Green se mettait volontairement en retrait et laissait la jeune recrue s'exprimer notamment avec “Oh Well”, morceau sur lequel il se contentait de jouer en rythmique et de chanter.
Puis lorsqu'il apparut sur scène avec une grande tunique blanche sur les épaules et un crucifie énorme sur le torse, je pris la décision de ne plus me déplacer pour aller applaudir les Fleetwood Mac.
Remarque, avec une bonne vingtaine de concerts dans les oreilles, ça commençait à suffire...

Une bien triste nouvelle en effet. Mais bon, il n'était que l'ombre de lui-même depuis longtemps.
Je l'ai vu sur scène en 1967 avec Mayall et je m'en souviens comme si c'était hier.
Planqué dans son coin sur la gauche devant son ampli, il égrainait des notes d'une pureté absolue.
Et moi qui regrettais ce soir là, avant le concert, que Clapton se soit barré des Bluesbreakers !
Le meilleur moment ? Sans doute The Stumble, version longue, très longue. Quelle maîtrise...
“A Hard Road” est à mon avis supérieur, musicalement parlant, à “Beano” . Deux chefs d'œuvre du père Mayall gravés à jamais dans mes neurones.
Avec les Fleetwood Mac c'était quelque peu différent. Sauf au début où il menait de main de maître la formation, bien secondé par John Mc Vie à la basse et un peu moins bien par Mick Fleetwood, trop basique à mon sens. La suite ne fut guère enrichissante lorsque il intégra Danny Kirwan au groupe. Green se mettait volontairement en retrait et laissait la jeune recrue s'exprimer notamment avec “Oh Well”, morceau sur lequel il se contentait de jouer en rythmique et de chanter.
Puis lorsqu'il apparut sur scène avec une grande tunique blanche sur les épaules et un crucifie énorme sur le torse, je pris la décision de ne plus me déplacer pour aller applaudir les Fleetwood Mac.
Remarque, avec une bonne vingtaine de concerts dans les oreilles, ça commençait à suffire...
Merci J.-C. pour la photo.
Il avait les cheveux un peu plus longs, bouclés et sans frange lors du concert.
J'avoue que ce soir-là je fus carrément bluffé.
Respect à Mayall qui, en peu de temps, a dû faire face au départ de Clapton suivi de celui de Peter Green.
Heureusement, Mick Taylor a eu la bonne idée de répondre à l'annonce de Mayall (“recherche lead guitarist”
. Encore une sacrée pointure au sein des Bluesbreakers avant qu'il aille ruiner sa santé avec les Stones...
Il avait les cheveux un peu plus longs, bouclés et sans frange lors du concert.
J'avoue que ce soir-là je fus carrément bluffé.
Respect à Mayall qui, en peu de temps, a dû faire face au départ de Clapton suivi de celui de Peter Green.
Heureusement, Mick Taylor a eu la bonne idée de répondre à l'annonce de Mayall (“recherche lead guitarist”
. Encore une sacrée pointure au sein des Bluesbreakers avant qu'il aille ruiner sa santé avec les Stones...
Salut à tous,
Trop bien le témoignage de Claude. Quelle chance d'avoir connu tout ça à cette époque. Et de surcroît pour un frenchy !
Va quand-même falloir m'expliquer comment il t'a été possible de voir 20 fois Fleetwood Mac en concert durant les quelques années où Green a officié.... ????
Tu vivais à Londres à l'époque ?
Biz
Dick
Trop bien le témoignage de Claude. Quelle chance d'avoir connu tout ça à cette époque. Et de surcroît pour un frenchy !
Va quand-même falloir m'expliquer comment il t'a été possible de voir 20 fois Fleetwood Mac en concert durant les quelques années où Green a officié.... ????
Tu vivais à Londres à l'époque ?
Biz
Dick
Eh oui Dick !
J'étais résident londonien de fin 1967 jusqu'au début de l'année 73.
Donc en plein cœur du British Blues Boom.
Il suffisait de consulter chaque semaine les dernières pages du Melody Maker pour être informé sur la totalité des concerts de la quinzaine à venir. Généralement dans des clubs londoniens ou en banlieue dans des pubs organisant (le plus souvent dans une salle à l'étage) des soirées british blues ou US bluesmen comme Freddie King par exemple.
Mes concerts préférés des Fleetwood Mac furent ceux de la fin des sixties jusqu'en 70 avant que Danny Kirwan soit recruté par Peter Green. Tous bien ficelés avec Green visiblement ravi, comme les trois autres, de partager son talent avec un public certes restreint (400 à 500 personnes dans la plupart des cas) mais féru de blues.
Mes deux clubs de prédilection sans conteste: le Marquee Club (au moins deux fois par semaine) et le Klook's Kleek où il était fréquent de voir Mayall et ses Bluesbreakers, Aynsley Dunbar Retaliation, Chicken Shack, Savoy Brown Blues Band, Ten Years After, Green's Fleetwood Mac bien sûr et j'en passe.
En résumé, disons que j'étais là où il fallait être et au bon moment !
J'étais résident londonien de fin 1967 jusqu'au début de l'année 73.
Donc en plein cœur du British Blues Boom.
Il suffisait de consulter chaque semaine les dernières pages du Melody Maker pour être informé sur la totalité des concerts de la quinzaine à venir. Généralement dans des clubs londoniens ou en banlieue dans des pubs organisant (le plus souvent dans une salle à l'étage) des soirées british blues ou US bluesmen comme Freddie King par exemple.
Mes concerts préférés des Fleetwood Mac furent ceux de la fin des sixties jusqu'en 70 avant que Danny Kirwan soit recruté par Peter Green. Tous bien ficelés avec Green visiblement ravi, comme les trois autres, de partager son talent avec un public certes restreint (400 à 500 personnes dans la plupart des cas) mais féru de blues.
Mes deux clubs de prédilection sans conteste: le Marquee Club (au moins deux fois par semaine) et le Klook's Kleek où il était fréquent de voir Mayall et ses Bluesbreakers, Aynsley Dunbar Retaliation, Chicken Shack, Savoy Brown Blues Band, Ten Years After, Green's Fleetwood Mac bien sûr et j'en passe.
En résumé, disons que j'étais là où il fallait être et au bon moment !
Le Marquee et le Klook's Kleek plusieurs fois par semaine....
Claude : tu m'as tuer (appréciez la fote d'ortografe SVP).
Incroyable d'avoir pu vivre tout ça et bravo à toi d'en avoir profiter pleinement.
Tu as pu voir Cream au Klook's Kleek ? Il me semble qu'un Bootleg d'eux là-bas existe.
Mais en même temps, je pense que fin 67, ils étaient déjà à un niveau qui les avait éloignés des petites salles des petits clubs londoniens.
Biz
Dick
Claude : tu m'as tuer (appréciez la fote d'ortografe SVP).
Incroyable d'avoir pu vivre tout ça et bravo à toi d'en avoir profiter pleinement.
Tu as pu voir Cream au Klook's Kleek ? Il me semble qu'un Bootleg d'eux là-bas existe.
Mais en même temps, je pense que fin 67, ils étaient déjà à un niveau qui les avait éloignés des petites salles des petits clubs londoniens.
Biz
Dick
Merci hooker pour le partage, effectivement en 1966.
Par rapport à Peter Green, Clapton et les bluesbreakers de Mayall, un article intéressant ici- en anglais, pour faire réviser notre cher Claude - sur cette période et la "plus grande passation guitaristique de l'histoire du blues".
https://www.musicradar.com/news/bluesbreakers-with-peter-green-and-eric-clapton-the-story-of-of-the-greatest-guitar-handover-in-blues-history
Par rapport à Peter Green, Clapton et les bluesbreakers de Mayall, un article intéressant ici- en anglais, pour faire réviser notre cher Claude - sur cette période et la "plus grande passation guitaristique de l'histoire du blues".
https://www.musicradar.com/news/bluesbreakers-with-peter-green-and-eric-clapton-the-story-of-of-the-greatest-guitar-handover-in-blues-history
Merci Dick pour le lien que je ne vais pas tarder à éplucher.
En ce qui concerne Cream, le trio était outre-Atlantique durant ma présence à Londres.
Cependant, j'ai eu la chance de dégoter une place au RAH pour le Farewell concert en novembre 68, le deuxième de la soirée, celui où Clapton jouait avec sa Gibson 335 Red Cherry (il avait une Firebird lors du premier).
Le pied intégral tu t'en doutes, sauf que je suis ressorti de ce lieu mythique pratiquement sourd et quelque peu imbibé de substances illicites qu'un grand nombre de spectateurs fumaient et sniffaient dans la salle (il était autorisé de cloper au RAH durant cette époque ; des petits cendriers métalliques étaient accrochés au dossier des sièges).
Concert d'adieu des Cream au RAH donc suivi de bien d'autres en cette arêne : Muddy Waters, BB King, Fleetwood Mac (eh oui !) avec le fantastique Duster Bennett (l'homme orchestre) en première partie, le second concert de Jimi Hendrix en 69 (heureusement car lors du concert de la veille sa prestation fut pitoyable d'après la presse musicale, ayant abusé de joints en tout genre) puis celui de Janis Joplin la même année, concert qui restera à jamais gravé en ma mémoire.
A ce sujet, si tu tapes Janis Joplin RAH 1969 sur le net, tu trouveras mon récit (“Janis Joplin RAH 21 avril 1969 par Claude”
de cet évènement, rédigé pour un autre site que, d'ailleurs, je te recommande.
Des moments inoubliables durant ces quelques années bénies des dieux.
En ce qui concerne Cream, le trio était outre-Atlantique durant ma présence à Londres.
Cependant, j'ai eu la chance de dégoter une place au RAH pour le Farewell concert en novembre 68, le deuxième de la soirée, celui où Clapton jouait avec sa Gibson 335 Red Cherry (il avait une Firebird lors du premier).
Le pied intégral tu t'en doutes, sauf que je suis ressorti de ce lieu mythique pratiquement sourd et quelque peu imbibé de substances illicites qu'un grand nombre de spectateurs fumaient et sniffaient dans la salle (il était autorisé de cloper au RAH durant cette époque ; des petits cendriers métalliques étaient accrochés au dossier des sièges).
Concert d'adieu des Cream au RAH donc suivi de bien d'autres en cette arêne : Muddy Waters, BB King, Fleetwood Mac (eh oui !) avec le fantastique Duster Bennett (l'homme orchestre) en première partie, le second concert de Jimi Hendrix en 69 (heureusement car lors du concert de la veille sa prestation fut pitoyable d'après la presse musicale, ayant abusé de joints en tout genre) puis celui de Janis Joplin la même année, concert qui restera à jamais gravé en ma mémoire.
A ce sujet, si tu tapes Janis Joplin RAH 1969 sur le net, tu trouveras mon récit (“Janis Joplin RAH 21 avril 1969 par Claude”
de cet évènement, rédigé pour un autre site que, d'ailleurs, je te recommande.Des moments inoubliables durant ces quelques années bénies des dieux.
Répondre
Vous n'êtes pas autorisé à écrire dans cette catégorie






