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Tout à fait. Il se serait lié d'amitié avec Clapton durant les sixties à Londres, où Capdevielle, alors directeur artistique, fréquente les clubs branchés (Speakeasy et d'autres).
Et c'est tout naturellement que Capdevielle devint l'hôte de Clapton (et de sa petite amie française... eh oui !) lorsque Cream se produisit à Paris. Le blouson en cuir que porte Jack Bruce sur la photo de la pochette de Fresh Cream est celui que Capdevielle a donné à Clapton, parce qu'il plaisait beaucoup à ce dernier. Il me semble que Clapton a écrit quelques lignes sur cette anecdote dans son autobiographie (à vérifier).
Et c'est tout naturellement que Capdevielle devint l'hôte de Clapton (et de sa petite amie française... eh oui !) lorsque Cream se produisit à Paris. Le blouson en cuir que porte Jack Bruce sur la photo de la pochette de Fresh Cream est celui que Capdevielle a donné à Clapton, parce qu'il plaisait beaucoup à ce dernier. Il me semble que Clapton a écrit quelques lignes sur cette anecdote dans son autobiographie (à vérifier).
Buddy Guy est, si je ne m'abuse, la seule légende du blues noir US de Chicago encore en vie. Autant donc profiter avant qu'il ne soit trop tard, de sa maîtrise de la Strat, qu'elle soit à pois blancs ou noirs.
Au fait, pourquoi ces pois omniprésents sur ses guitares ou ses chemises ?... Tout simplement parce que, à l'occasion d'un concert en France il y a fort longtemps, ce cher Buddy avait eu l'occasion d'applaudir Gilbert Bécaud lui aussi à l'affiche ! A l'issue de la soirée, il alla dans la loge de ce dernier pour le féliciter, sa prestation énergique notamment au piano lui ayant beaucoup plu et en profita pour admirer sa cravate à pois. C'est ainsi que peu après, il décida de décorer sa Strat de la même manière puis, plus tard, ses vêtements !
Un seul bémol avec lui, ses bavardages à n'en plus finir durant ses concerts, raison pour laquelle, après sa trop courte prestation au Paris Jazz Festival (au parc Floral) dans les années 90, j'ai décidé d'arrêter les frais.
Un sacré bonhomme qui tente de “faire le show”... et le clown et qui n'hésite pas durant ses concerts à jouer parmi le public. C'est sympa à condition qu'il n'ait pas abusé du rhum qu'il affectionne en coulisses. A tel point qu'un soir, au RAH, après avoir fait hurler sa guitare parmi les fans de l'orchestre, il emprunta un couloir pour rejoindre la scène et ne fut pas foutu de retrouver son chemin !
Quant à Bill Deraime, Dick, je suis d'accord avec toi. Je l'ai apprécié sur scène au début des années 80 et, avec Patrick Verbeke, je me suis dit que le blues français avait enfin trouvé ses dignes représentants. Ceci après qu'un certain Alan Jack, chanteur et organiste (Hammond), un copain à l'époque (Jack Braud à l'état civil), ait entamé sa croisade durant les années soixante en région tourangelle, après un long séjour à Londres ou il croisa le fer avec la bande à Graham Bond, Long John Baldry inclus. Le John Mayall français, c'était lui. Verbeke, et bien d'autres, fit partie de sa bande durant un certain temps. Il nous quitta malheureusement, début 90, victime comme beaucoup d'autres d'abus en tout genre.
Au fait, pourquoi ces pois omniprésents sur ses guitares ou ses chemises ?... Tout simplement parce que, à l'occasion d'un concert en France il y a fort longtemps, ce cher Buddy avait eu l'occasion d'applaudir Gilbert Bécaud lui aussi à l'affiche ! A l'issue de la soirée, il alla dans la loge de ce dernier pour le féliciter, sa prestation énergique notamment au piano lui ayant beaucoup plu et en profita pour admirer sa cravate à pois. C'est ainsi que peu après, il décida de décorer sa Strat de la même manière puis, plus tard, ses vêtements !
Un seul bémol avec lui, ses bavardages à n'en plus finir durant ses concerts, raison pour laquelle, après sa trop courte prestation au Paris Jazz Festival (au parc Floral) dans les années 90, j'ai décidé d'arrêter les frais.
Un sacré bonhomme qui tente de “faire le show”... et le clown et qui n'hésite pas durant ses concerts à jouer parmi le public. C'est sympa à condition qu'il n'ait pas abusé du rhum qu'il affectionne en coulisses. A tel point qu'un soir, au RAH, après avoir fait hurler sa guitare parmi les fans de l'orchestre, il emprunta un couloir pour rejoindre la scène et ne fut pas foutu de retrouver son chemin !
Quant à Bill Deraime, Dick, je suis d'accord avec toi. Je l'ai apprécié sur scène au début des années 80 et, avec Patrick Verbeke, je me suis dit que le blues français avait enfin trouvé ses dignes représentants. Ceci après qu'un certain Alan Jack, chanteur et organiste (Hammond), un copain à l'époque (Jack Braud à l'état civil), ait entamé sa croisade durant les années soixante en région tourangelle, après un long séjour à Londres ou il croisa le fer avec la bande à Graham Bond, Long John Baldry inclus. Le John Mayall français, c'était lui. Verbeke, et bien d'autres, fit partie de sa bande durant un certain temps. Il nous quitta malheureusement, début 90, victime comme beaucoup d'autres d'abus en tout genre.
Ah oui, Alvin Lee, tout un programme. Un nerveux chronique qui semblait considérer que jouer le plus grand nombre de notes en un temps record était le privilège des plus doués !
Voir évoluer sur scène les Ten Years After n'était pas pour autant dénué d'intérêt, leur répertoire étant un savant mélange de blues, de rock et même de jazz, le tout trop souvent gâché par le jeu de guitare ultra-rapide de leur leader.
Mais c'est vrai que leur présence quasi hebdomadaire au Marquee durant la fin des sixties, permettait au moins de se détendre, d'occuper la soirée, dans l'attente d'une meilleure programmation.
Quant à Hank Marvin, son style reconnaissable entre mille, mélodieux à souhait, en a charmé plus d'un à la fin des années cinquante. Un son particulier, limpide, celui de sa Stratocaster, l'une des premières importées en Angleterre que Cliff Richard, qu'il accompagnait à l'époque avec ses Shadows, l'aida à acquérir (chez Fender directement). une Strat qui permit aux Shadows d'accumuler les titres à succès et d'acquérir une notoriété internationale.
A ce sujet, la Strat fit sa toute première apparition sur un écran de télé en France avec Buddy Holly qui, pour l'occasion, interprétait Peggy Sue. Clapton, de mémoire, cite d'ailleurs Buddy Holly et sa Fender mythique lorsqu'il évoque ses souvenirs d'adolescent.
Voir évoluer sur scène les Ten Years After n'était pas pour autant dénué d'intérêt, leur répertoire étant un savant mélange de blues, de rock et même de jazz, le tout trop souvent gâché par le jeu de guitare ultra-rapide de leur leader.
Mais c'est vrai que leur présence quasi hebdomadaire au Marquee durant la fin des sixties, permettait au moins de se détendre, d'occuper la soirée, dans l'attente d'une meilleure programmation.
Quant à Hank Marvin, son style reconnaissable entre mille, mélodieux à souhait, en a charmé plus d'un à la fin des années cinquante. Un son particulier, limpide, celui de sa Stratocaster, l'une des premières importées en Angleterre que Cliff Richard, qu'il accompagnait à l'époque avec ses Shadows, l'aida à acquérir (chez Fender directement). une Strat qui permit aux Shadows d'accumuler les titres à succès et d'acquérir une notoriété internationale.
A ce sujet, la Strat fit sa toute première apparition sur un écran de télé en France avec Buddy Holly qui, pour l'occasion, interprétait Peggy Sue. Clapton, de mémoire, cite d'ailleurs Buddy Holly et sa Fender mythique lorsqu'il évoque ses souvenirs d'adolescent.
Ta préférence personnelle me plaît beaucoup Dick.
Ne pas oublier que Buddy Guy a sorti récemment une pépite dont Jean-Claude s'est fait l'écho ici-même.
Pour moi, Freddie King reste le meilleur de tous. Une attaque pas possible, une voix incroyable. Je l'ai vu deux fois sur scène à Londres, accompagné par des jeunes british. C'était dément. Quel colosse, quelle énergie !
J'apprécie également Luther Allison. Sa voix puissante est superbe mais... son jeu manque parfois de profondeur, d'intensité.
Quant à Otis Rush, c'est effectivement l'un des tout meilleurs. Encore un gaucher flamboyant ! Pas étonnant que Mayall et consorts aient puisé dans sa discographie, comme dans celle de Freddie King d'ailleurs.
En réponse à Dub, le blues français vit sa petite vie, pas si mal que ça d'ailleurs, grâce à quelques cadors du circuit. D'ailleurs, je ne pense pas me tromper en disant qu'il existe certainement plus de groupes de blues en France qu'en Angleterre à l'heure actuelle.
Paul Personne était un très bon certes, mais il y a plusieurs années. Que fait-il maintenant, j'avoue l'ignorer.
Ne pas oublier que Buddy Guy a sorti récemment une pépite dont Jean-Claude s'est fait l'écho ici-même.
Pour moi, Freddie King reste le meilleur de tous. Une attaque pas possible, une voix incroyable. Je l'ai vu deux fois sur scène à Londres, accompagné par des jeunes british. C'était dément. Quel colosse, quelle énergie !
J'apprécie également Luther Allison. Sa voix puissante est superbe mais... son jeu manque parfois de profondeur, d'intensité.
Quant à Otis Rush, c'est effectivement l'un des tout meilleurs. Encore un gaucher flamboyant ! Pas étonnant que Mayall et consorts aient puisé dans sa discographie, comme dans celle de Freddie King d'ailleurs.
En réponse à Dub, le blues français vit sa petite vie, pas si mal que ça d'ailleurs, grâce à quelques cadors du circuit. D'ailleurs, je ne pense pas me tromper en disant qu'il existe certainement plus de groupes de blues en France qu'en Angleterre à l'heure actuelle.
Paul Personne était un très bon certes, mais il y a plusieurs années. Que fait-il maintenant, j'avoue l'ignorer.
J'en rajoute un à ma liste et pas n'importe lequel : Robert Fripp, LE père fondateur du rock progressif (en vérité, je préfère le terme progressiste) qui a réussi, avec “son” King Crimson, en très peu de temps courant 69, à emporter l'adhésion d'un large public en quête de renouveau et l'adhésion d'un auditoire prestigieux sur la scène rock-blues britannique.
Assis sur son sempiternel tabouret (c'était déjà le cas au Marquee Club en 69, en avant de la scène à côté de Greg Lake) mais désormais en retrait sur une estrade derrière les trois batteurs, tel un prof de labo, il sort de sa Les Paul (il jouait à ses débuts sur une Custom noire, accastillage doré) des sonorités venues d'ailleurs, complètement originales, dignes d'un synthé très haut de gamme.
Un fantastique guitariste et un remarquable chef d'orchestre.
Assis sur son sempiternel tabouret (c'était déjà le cas au Marquee Club en 69, en avant de la scène à côté de Greg Lake) mais désormais en retrait sur une estrade derrière les trois batteurs, tel un prof de labo, il sort de sa Les Paul (il jouait à ses débuts sur une Custom noire, accastillage doré) des sonorités venues d'ailleurs, complètement originales, dignes d'un synthé très haut de gamme.
Un fantastique guitariste et un remarquable chef d'orchestre.

