• Parlons en » The Complete Rainbow Concerts


En vente 39€ chez Discogs
Avant tout, si il y a un concert et même deux qui méritent quelques informations ce sont bien ces deux là. Pour le moins rappelons le contexte.
Lassé par les extravagances musicales, capillaires et vestimentaires de Cream , Clapton éprouve le besoin de revenir à plus de sérénité. C'est presque par hasard qu'il se retrouve jouant de la guitare avec l' éphémère Blind Faith qu'il quitte pour rejoindre le groupe peu connu Delaney and Bonnie Bramlett. Les fans de Clapton ne sont pas satisfaits de ce qu'il donne au sein de cette formation. Mais lui s'y trouve bien, il y joue la musique qu'il aime et retrouve un peu de son équilibre personnel qu'il avait entamé avec Cream.
Après la fin de la collaboration de Delaney & Bonnie Bramlett and Friends et toujours désireux de jouer surtout pour le plaisir et en bonne compagnie c'est sous le pseudo vite démasqué de Derek qu'il forme Derek and The Dominos qui ne durera pas longtemps non plus.
A l'été 1971 affecté par les disparitions d' Hendrix et de son grand père et par son amour sans arrêt déçu pour Pattie Harrison, Clapton commence une sorte d' hermiatge dans sa propriété d' Hurtwood Edge. Il passe son temps à monter des maquettes d'avions et de voitures tout en s'empiffrant de chocolat, négligeant quelque peu son art.
Il reçoit de moins en moins et ne répond plus au téléphone. Son désir d'anonymat éprouvé après la rupture de Cream atteint son comble.
Petit à petit ses prises d'héroïne se rapprochent et sa compagne du moment Alice Ormsby-Gore la fille de Lord David Harlech ancien ambassadeur britanique à Washington s'enlise dans la même dépendance.
Il ne descend même pas de sa chambre lorsque c'est sa propre mère qui lui rend visite. C'est sa compagne du moment Alice qui reçoit les visiteurs, parmi lesquels son plus vieil ami Ben Palmer (des Roosters), Ginger Baker ou Leon Russell.
John Lennon lui propose une croisière autour du monde à laquelle participeraient bon nombre de musiciens mais il refuse.
Il y a aussi Pete Townshend qui bien que n'étant pas le meilleur ami d'Eric est très désappointé de voir la déchéance dans laquelle tombe inexorablement celui qu'il considère comme le meilleur guitariste vivant.
Faisant mentir "Nobody Knows You When You're Down And Out" Townshend vient souvent voir Eric et insiste auprès de lui pour qu'il se reprenne.
D'autre part le guitariste des Who connaît le père d'Alice et ensemble ils persuadent Clapton de jouer pour "Fanfare For Youth" le 13 Janvier 1973 dans le cadre de manifestations célébrant l'entrée du Royaume Unis dans le marché commun.
Deux concerts devraient avoir lieu au Rainbow Theatre dans le quartier de Findsbury Park à Londres.
Townshend réunit Ron Wood (Chez qui auront lieu les répétitions), Steve Winwood, Rick Grech, Jim Capaldi, Jimmy Karstein et Rebop Kwakuh. Le nom du groupe sera The Palpitations
La dernière fois que Clapton était monté sur scène c'était justement au Rainbow Theatre.
Le 3 Décembre 1971 Leon Russel y est en concert avec son groupe The Shelter People.
Clapton est au balcon avec B.Whitlock. A la fin du spectacle Leon Russel et le producteur Denny Cordell sont allé voir Clapton et lui ont demandé si il envisageait de jouer le lendemain avec Russell.
Le 4, après le premier morceau sans être annoncée une silhouette que personne n'a reconnu s'est installée sur scène derrière un ampli s'est branché et a commencé à échanger avec Don Preston lead guitar des Shelter People. Plus tard Freddie King s'est aussi joint au groupe.
Clapton était pale et semblait engourdi, il était évident qu'il était complètement dépendant à l'héroïne et même si il s'était avancé il est probable que les gens ne l'aient reconnu.
Auparavant au MSG de New York le 1er Août 1971 à la demande de G. Harrison, Clapton avait participé a deux sets au profit de l'UNICEF à la recherche de fonds destinés aux victimes de la tragédie humanitaire sévissant au Bangladesh. Le marché étant qu' Eric et Alice aient leurs doses quotidiennes de poudre. Ils sont habitués à consommer une dope ultra pure, or celle qui leur ait fournie est ultra coupée ce qui augure mal du jeu du guitariste.
Le prestation de Slowhand qui en retard n'avait pu participer à la répétition générale s'avera bien faible hormis les solos sur "While My Guitar Gentley Weeps"
Ce 13 Janvier 1973 pour le premier set à 18h 30 mn la salle du Rainbow Theatre ne contiendrait pas un seul spectateur de plus. Dans l'audience au premier rang on peut remarquer Ahmet Ertegun, Elton John, Joe Cocker, Ringo Starr, George Harrison, Jimmy Page, Klaus Voomann, Rory Gallagher et Patricia la mère d'Eric.
Eric arrive au dernier moment, mis en retard par un costume qu'il a fallu réajuster à sa taille.
Clapton se rassure quand la salle résonne d'acclamations lorsque le présentateur annonce Eric Clapton and The Palpitations.
Le show commence par Layla. Le blanc qui suit avant Badge témoigne d'une certaine impréparation.
La voix n'est pas très assurée mais chacun prend sa place au fur et à mesure que les titres sont joués. S.Winwood doit s'y reprendre pour entamer les paroles de Presence Of The Lord .
Quand on connaît la vie de Clapton au cours des deux années précédentes il est surprenant d'entendre qu'il n'a pas perdu beaucoup de sa virtuosité. Les applaudissements qui suivent chaque chanson l'encouragent et le groupe qui le sent bien s'enhardit à l'unisson. Il constate qu'il a encore un public à qui il donne ce qu'il attend. Le set se termine avec Crossroads très bien rendu et très applaudi.
A 20h 30 mn pour le deuxième set la Fender Stratocaster qui deviendra "Blackie" est remplacée par une Gibson Les Paul. Cette partie est musicalement meilleure que la précédente alors que la voix s'est amélioré sans avoir atteint sa plénitude. Little Wing est plus long d'une minute. Un long solo de batterie et percussions coupe Let It Rain. After Midnight et Bell Botton Blues ne sont pas rejoués. Key To The Hyghway et une autre Layla les remplacent.
Deux fois Layla dans ce set, serait-ce un ultime appel ? Vers celle qui inspira cette chanson.
Chacun est satisfait par cette soirée. De nombreux fans attendent leur idole à la sortie mais Clapton est pressé de rentrer chez lui.
C'est pour Clapton le début de la sortie du sombre tunnel. David Harlech et Pete Townshend proposent à Eric de rencontrer Margareth et George Patterson un couple de thérapeutes soignant les addictions par électroacupuncture. Non sans mal grâce à cette thérapie il se débarrasse de l'héroïne qu'il remplacera plus tard par l'Alcool.
Badge, Roll It Over, Presence Of The Lord, Pearly Queen, After midnight et Little Wing sortent sur un vinyl RSO le 10 Septembre 1973 avec un son très moyen
En 1995 paraît une réédition sur CD POLYDOR, remasterisée et portée à 14 titres avec un meilleur son. Layla, Badge, Blues Power, Roll It Over, Little Wing, Bottle Of Red Wine, After Midnight, Bell Bottom Blues, Presence Of The Lord, Tell The Truth, Pearly Queen, Key To The Highway, Let It Rain et Crossroads.
En 2004 un bootleg Soundboard Mid Valey Records (238/39/40/41) contient l'intégralité des titres. C'est une copie qui est proposée par Discogs.
Sur la Jaquette le sixième titre est indiqué comme étant "Take It Easy" C'est une erreur il s'agit en fait de "Roll It Over"
Petite précision :
avant de jouer “sous le pseudo vite démasqué de Derek” avec les Dominos, Clapton, privé de groupe, se décide enfin à sortir de son silence et enregistre son tout premier album solo sobrement intitulé “Eric Clapton”.
Paru en 1970, cet album atteindra la 14ème place aux Charts britanniques et la 13ème au Billboard US.
Les premières sessions d'enregistrement eurent lieu en novembre 1969 aux studios Olympic de Londres et seront suivies de deux autres début 1970, l'une à Los Angeles, l'autre aux studios Island de Londres.
Il est entouré sur ce disque de Delaney Bramlett (guitare Rythmique et chœurs) et de sa compagne Bonnie (chœurs),ainsi que de Stephen Stills, Leon Russels, Steve Cropper (un titre), Bobby Whitlock (orgue), Carl Radle (bass)et Jim Gordon (drums) entre autres.
Un album qui vaut le détour à mon avis (Blues Power, Bad Boy, Slunky, etc.).
N'oublions pas non plus à la même période sa participation au premier Plastic Ono Band de John Lennon.
avant de jouer “sous le pseudo vite démasqué de Derek” avec les Dominos, Clapton, privé de groupe, se décide enfin à sortir de son silence et enregistre son tout premier album solo sobrement intitulé “Eric Clapton”.
Paru en 1970, cet album atteindra la 14ème place aux Charts britanniques et la 13ème au Billboard US.
Les premières sessions d'enregistrement eurent lieu en novembre 1969 aux studios Olympic de Londres et seront suivies de deux autres début 1970, l'une à Los Angeles, l'autre aux studios Island de Londres.
Il est entouré sur ce disque de Delaney Bramlett (guitare Rythmique et chœurs) et de sa compagne Bonnie (chœurs),ainsi que de Stephen Stills, Leon Russels, Steve Cropper (un titre), Bobby Whitlock (orgue), Carl Radle (bass)et Jim Gordon (drums) entre autres.
Un album qui vaut le détour à mon avis (Blues Power, Bad Boy, Slunky, etc.).
N'oublions pas non plus à la même période sa participation au premier Plastic Ono Band de John Lennon.
Autre petite précision cet album a été mixé au moins 2 fois (je crois bien 3 fois)
La version officielle que est sortie en vinyle et une version mixée par Delaney que l'on peux trouver sur la version Deluxe (ou précédemment en bootleg)
Mais Claude pourra vous le raconter mieux que moi.
La version officielle que est sortie en vinyle et une version mixée par Delaney que l'on peux trouver sur la version Deluxe (ou précédemment en bootleg)
Mais Claude pourra vous le raconter mieux que moi.
Ah oui Claude, le fameux Plastic Ono Band.
Je ne sais plus en quelle année ni où au Canada un autre concert mémorable sous stimulant.
Yoko Ono entièrement accroupie dissimulée sous un grand drap blanc et éructant des sons d’une harmonie plus que discutable.
Le titre final John John, antithèse du tube, composé par Y.Ono herself. La aussi l’auteure, (on va appeler ça chanter) émet des bruits vocaux alors que Lennon et Clapton balancent leurs guitares devant les haut parleurs ce qui provoque d’ inévitables feedback. Après avoir atteint les sons de larsens que les musiciens estiment musicaux, ils appuient définitivement leurs guitares sur les baffles et quittent la scène un à un laissant je crois Y.Ono seule avec son délire.
Je ne sais plus en quelle année ni où au Canada un autre concert mémorable sous stimulant.
Yoko Ono entièrement accroupie dissimulée sous un grand drap blanc et éructant des sons d’une harmonie plus que discutable.
Le titre final John John, antithèse du tube, composé par Y.Ono herself. La aussi l’auteure, (on va appeler ça chanter) émet des bruits vocaux alors que Lennon et Clapton balancent leurs guitares devant les haut parleurs ce qui provoque d’ inévitables feedback. Après avoir atteint les sons de larsens que les musiciens estiment musicaux, ils appuient définitivement leurs guitares sur les baffles et quittent la scène un à un laissant je crois Y.Ono seule avec son délire.
En fait, je faisais référence au premier album du Plastic Ono Band, à savoir Live Peace in Toronto enregistré en 69 lors du Toronto Rock and Roll Revival.
Le reste (autres enregistrements du POB), en ce qui me concerne, n'est que de la gadoue orchestrée par une “allumée” de l'empire du soleil levant. Mais peut-être est-ce une conséquence de la thérapie suivie par les jeunes mariés dépendants aux drogues dures, chez le docteur Janov, grand spécialiste du cri primal ?
En ce qui concerne l'album éponyme de Clapton, Thidup a parfaitement raison quant à la version Deluxe. D'autant plus que Delaney était le producteur du disque.
Le reste (autres enregistrements du POB), en ce qui me concerne, n'est que de la gadoue orchestrée par une “allumée” de l'empire du soleil levant. Mais peut-être est-ce une conséquence de la thérapie suivie par les jeunes mariés dépendants aux drogues dures, chez le docteur Janov, grand spécialiste du cri primal ?

En ce qui concerne l'album éponyme de Clapton, Thidup a parfaitement raison quant à la version Deluxe. D'autant plus que Delaney était le producteur du disque.
Mon cher ami Ifeelfree je suis d'un grand âge, mais je lis les messages de Claude et je les mémorise... Moi 
Claude avait déjà écrit juste avant toi que c'était en 1969 à Toronto.
Pour le reste tu as entièrement raison. Le cris primal serait donc celui d'une truie que l'on égorge ?
A moins qu'elle ait "chanté" en japoglais ! Vas savoir ?

Claude avait déjà écrit juste avant toi que c'était en 1969 à Toronto.
Pour le reste tu as entièrement raison. Le cris primal serait donc celui d'une truie que l'on égorge ?
A moins qu'elle ait "chanté" en japoglais ! Vas savoir ?
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