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Parlons en » Buried alive in the Blues

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Inscrit le: 10/01/2018

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Le 01/03/2018 à 07h43
Sur son Blog http://sanfermin.canalblog.com/ Frédéric écrit;

" Voici le genre de chronique difficile et délicate à rédiger, puisque portant un jugement particulièrement négatif sur un ouvrage très attendu et dont la déception au fur et à mesure de sa lecture se situe à la hauteur de l’espérance placée en elle. Avant d’aller plus loin dans l’explication, quelques précisions s’imposent. Il n’est bien sur pas question de remettre en cause, un seul instant ici même, les connaissances et les compétences d’Eric Doidy, auteur du livre « Buried alive in the blues » racontant l’histoire du blues/rock Américain. Celles-ci sont évidentes et incontestables. Mais être un remarquable interviewer et posséder une parfaite maitrise de son sujet ne suffisent pas toujours pour réussir à émouvoir et à intéresser un public, surtout lorsque l’on est né bien après la période que l’on souhaite aborder et que par conséquent l’on se trouve dans l’incapacité de décrire l’atmosphère de l’époque autrement que par le fait de saouler le lecteur en alignant une indigeste succession de noms sans la moindre cohérence. Je me suis laissé dire qu’il existait des ouvrages regroupant les cours donnés à l’université. Celui d’Eric Doidy pourrait parfaitement se situer dans cette catégorie, puisqu’il procure plus l’impression, pour le courageux lecteur, d’assister à une démonstration magistrale de compétences donnée dans un amphithéâtre de faculté que de conter, avec enthousiasme, l’histoire d’un style musical avec son aspect magique, ensorcelant et surtout humain.
Possédant une solide et conséquente bibliothèque rock, j’ai toujours considéré que l’un des charmes de notre passion était la part de rêve qu’elle seule sait dégager. Pour illustrer ce propos, je vous invite à vous replonger, à titre d’exemple, dans le passionnant récit de notre ami Claude sur le Londres des sixties, republié tout récemment ici même. A sa lecture, n’avez-vous pas éprouvé ce frisson et cette émotion qui vous ont permis d’être immédiatement projeté au milieu de cet univers si fascinant ? Malheureusement, ce n’est jamais le cas dans « Buried alive in the blues » ou à aucun moment, votre imagination n’est transposée dans le monde que souhaite décrire son auteur. Réussissant l’exploit de noyer, même le lecteur le plus averti, de par leur nombre et leur omniprésence, les noms arrivent, partent et reviennent sans cesse sans le moindre ordre chronologique et font ainsi de l’ensemble un
ouvrage bien fade, beaucoup trop entrecoupé par des interviews présentant un intérêt restreint, sans que le courageux acheteur du livre (je n’ose imaginer le ressenti d’un profane de ce style musical en train de parcourir cet opus), puisse s’y retrouver, transformant, au bout de 30 pages, sa lecture en un profond ennui.
Bien évidemment, ces écrits ne sont que le reflet d’un ressenti personnel et peut être certains d’entre vous percevront cet ouvrage différemment et leur opinion sera tout aussi légitime. "


Claude commente;

" Je me souviens avoir écrit récemment ici même "j'ai des doutes, de gros doutes” à propos de ce livre... sans même l'avoir lu.
Déjà, avoir décidé d'illustrer la couverture avec une photo de Johnny Winter me laissait perplexe, le choix du talentueux albinos n'étant, à mon avis, pas le meilleur lorsque l'on prétend traiter de l'histoire du blues-rock US. Butterfield ou Bloomfield me paraissent être des choix plus judicieux ou carrément, pourquoi pas, Freddy King, source d'inspiration de la plupart des bluesmen blancs.
Je me souviens également avoir dit que Bob Dylan n'avait pas vraiment sa place dans un tel ouvrage, bien que converti sur le tard à l'électrique...
A parcourir en diagonale avant achat, disais-je également.
Il me tardait d'avoir l'avis circonstancié de l'ami Fred.
Voilà qui est fait et bien fait. Ça me rassure, je ne perdrai même pas mon temps à le feuilleter ! "

Je suis globalement d'accord avec eux.
Je n'ai pas lu " Buried Alive In The Blues " au delà de la page 35 et pourtant je pourrais beaucoup aimer ce livre.
J'ai la prétention d'être un assez bon connaisseur du Blues, bien moins cependant que l'auteur que je connais un peu. Il faut le féliciter pour le travail phénomènal de recherche et de compilation qu'il a dû fournir au travers d'une imposante bibliographie et de ses propres interviews.
Frédéric écrit: "Noyant, même le lecteur averti par leur nombre et leur omniprésence, les noms arrivent, partent et reviennent sans arrêt sans aucun ordre chronologique"
C'est une évidence !
Je connais 90% des musiciens qui y sont mentionnés et je posséde au minimum un disque ou l'intégralité de leurs discographies.
De fait je me considère comme un lecteur averti qui pourtant se perd dans ce méli mélo.
Il est je pense pratiquement impossible de s'y retrouver pour un néophyte qui découvrant le Blues veut apprendre avec ce qui est un document incontestable par son contenu mais très difficilement exploitable.
Toute maison d'édition qui se respecte doit posséder un comité de lecture capable de déceler une forme inappropriée. Ce travail n'a pas été fait ou mal fait.
L'absence d'un index qui aurait pu en partie corriger cet éparpillement de noms de musiciens, dates et lieux est aussi à mettre au passif de l'éditeur.
Je suppose que la maquette a été bâtie sous Word, rien de plus simple alors que de créer un index.
Une riche iconographie avec des images de LP et CD illustrant cette histoire du Blues est le point positif.
   

Booster Roquette

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Messages: 371

Le 01/03/2018 à 08h31
Hé bien, j'ai bien fait de ne pas passer une pré-commande. Ce que je retiens de vos articles les garçons : l'envie d'aller écouter l'album de Freddie King "Burglar" avec EC. Voilà qui est fait depuis hier et je ne suis pas déçue, notamment par "Gambling woman blues". Sinon, hier soir, chez ce cher Georges Lang : Jo Bonamassa, BB King et Clapton. Ma soirée fut excellente.
   

Booster Bazooka

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Le 01/03/2018 à 08h50
Ravi de t'avoir fait économiser 23€ ma chère Tayane. L'aspect humain et la part de rêve que dégage notre musique appartiennent aussi à ses fondamentaux et il regrettable que l'auteur de ce livre ne l'ait pas intégré dans son ouvrage. Comme le souligne très justement Jean Claude, l'absence d'index est incompréhensible et particulièrement préjudiciable. Comme souligné sur le blog, n'hésite pas à investir les 23 € que tu avais prévue sur le livre de Joel Selvini "Altamont 69". Pour un € de plus, tu seras plongée dans un incroyable récit, qui te captivera de bout en bout.
   

Modérateur

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Le 01/03/2018 à 11h47
Excellent choix tayane !
Produit par Mike Vernon (qu'on ne présente plus) sous le label RSO (d'un certain Robert Stigwood) “ßurglar” est un très bon disque illustrant la seconde partie de la carrière de Freddy (ou Freddie, c'est selon) King. En réalité, c'est plus un album “moderne” qu'une pépite du blues, une sorte de blues-funk vision.
C'est un ensemble cohérent (avec quelques faiblesses, par ex. “Pulp Wood”;) et Freddy King s'impose avec sa voix puissante et son jeu de guitare incisif. A noter la présence de Brian Auger.
Freddy King ?... le colosse du blues !
   
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