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Timothy Duffy est le patron de Music Maker Foundation qu’il fonde avec sa femme Denise le 4 avril 1994. L’association a pour but de sauvegarder, préserver et archiver la musique traditionnelle du Sud des Etats-Unis et de rendre hommage et venir en aide à ses héros oubliés qui ont fait cette musique et dont plusieurs bluesmen sont encore en vie et dans le besoin. En 2014, le label Music Maker ayant déjà édité plus de 150 CD, l’association se porte bien et fête ses 20 ans d’existence. C’est à cette occasion que Mississippi blues par Clapton est proposé officiellement en écoute en ligne sur le SoundCloud de MusicMakerRelief et qu’un double CD « We Are The Music Makers » sort le 1er septembre 2014.
En octobre 1995, Mark Levinson, ami de Tim Duffy travaille au lancement de la fondation. Il déménage sa compagnie Cello pour un bâtiment en pierres de la 61ème rue à New York et l’équipe de showrooms et d’un studio d’enregistrement. Par hasard, il rencontre Eric Clapton dans un petit restaurant local. Mark lui montre les débuts de l’association : le premier CD et livre « A Living Past », une compilation d’enregistrements de terrain fait par Tim Duffy et remixés par Mark Levinson. Clapton est de suite très intéressé mais il doit se rendre à Chicago pour Tokyo puis repasser par Londres et demande qu’ils se revoient dès son retour à New York, le 15 novembre. L’homme est au rendez-vous et déjeune avec ces trois responsables de la fondation Music Maker, dans l’appartement de Mark Levinson, à l’étage de ses installations audio. Clapton remarque une Martin 00-18 de 1930 posée dans un coin et se met à en jouer. Après quelques morceaux, Mark Levinson lui demande s’il serait OK pour enregistrer quelques airs. Clapton s’aligne humblement sur ce que peut suivre son accompagnateur Tim Duffy sur sa guitare. Duffy raconte qu’il a appris ce Mississippi Blues de Willie Brown, joué pour l’occasion en la, par un enregistrement du guitariste musicologue Stephan Grossman et il se rend compte que Clapton connaît ce titre et l’album en question.
En octobre 1995, Mark Levinson, ami de Tim Duffy travaille au lancement de la fondation. Il déménage sa compagnie Cello pour un bâtiment en pierres de la 61ème rue à New York et l’équipe de showrooms et d’un studio d’enregistrement. Par hasard, il rencontre Eric Clapton dans un petit restaurant local. Mark lui montre les débuts de l’association : le premier CD et livre « A Living Past », une compilation d’enregistrements de terrain fait par Tim Duffy et remixés par Mark Levinson. Clapton est de suite très intéressé mais il doit se rendre à Chicago pour Tokyo puis repasser par Londres et demande qu’ils se revoient dès son retour à New York, le 15 novembre. L’homme est au rendez-vous et déjeune avec ces trois responsables de la fondation Music Maker, dans l’appartement de Mark Levinson, à l’étage de ses installations audio. Clapton remarque une Martin 00-18 de 1930 posée dans un coin et se met à en jouer. Après quelques morceaux, Mark Levinson lui demande s’il serait OK pour enregistrer quelques airs. Clapton s’aligne humblement sur ce que peut suivre son accompagnateur Tim Duffy sur sa guitare. Duffy raconte qu’il a appris ce Mississippi Blues de Willie Brown, joué pour l’occasion en la, par un enregistrement du guitariste musicologue Stephan Grossman et il se rend compte que Clapton connaît ce titre et l’album en question.
cette supposée session reste encore un petit mystère en fait...
voilà ma petite enquête là-dessus mais qui ne fait pas vraiment avancer le shmilblick !
Marc Roberty, le plus célèbre biographe d’Eric Clapton, affirme dans un de ses nombreux livre sur l’artiste (The Complete Recording Sessions, 1992), que Clapton termine l’année 1977 par une participation pour le jamaïcain Ijahman Levi. Il indique que la session a lieu en décembre 1977 au Joe Gibbs’s studio de Londres en compagnie notamment de Steve Winwood, mais que sa guitare a été soit mixée trop bas soit pas du tout utilisée pour être clairement discernée. Depuis, cette information ne sera reportée dans aucun autre de ses livres, ni même une allusion ou démenti à cette participation. Cette guest-session n’est pas non plus présente dans la biographie autorisée écrite par Ray Coleman.
Selon Ijahman lui-même en 1999, il signe avec Chris Blackwell, président du label Island, un contrat pour quatre singles. Neuf morceaux en tout et pour tout sont alors préparés en une seule et même session en Jamaïque au Joe Gibbs studio (ce studio est bien en Jamaïque et non pas à Londres comme l’indique Roberty). Et ce sont ces mêmes neuf titres qui sont édités non pas sur singles finalement mais sur deux albums : Haile I Hymn (1978) et Are We A Warrior (1979). En fait, les morceaux ont demandés plusieurs autres séances d’enregistrements pour overdubs, dans divers studios : Compass Point aux Bahamas, Island Studios de Londres et aussi aux Etats-Unis sans que Ijahman puisse se souvenir de quel studio il s’agit précisément. La production est co-réalisée avec Geoffrey Chung qui se charge des autres sessions et également Chris Blackwell (producteur exécutif des albums) pour les sessions de Londres aux Island Studios. Ce serait donc dans ces studios qu’Eric Clapton aurait participé à ces sessions mais sans jamais être crédité, contrairement à Steve Winwood que l’on retrouve cité sur les disques dans la longue liste de musiciens en tant que organiste.
Une interview datée de 2000 de Renny Bailey, guitariste de Ijahman, sème encore le trouble : « Oh, ça fait maintenant plus de 30 ans que je connais Ijahman, mais ça ne fait pas si longtemps que ça que nous travaillons ensemble (…
. Je pense que ça doit faire maintenant deux ans et demi. Mais je le connais depuis très longtemps, bien plus longtemps que n'importe quel musicien ici. On s'est rencontré aux studios Island, il y avait Eric Clapton, c'était à l'époque où Bob Marley faisait le dubbing pour l'album Kaya dans ces mêmes studios. » A noter que Kaya de Bob Marley & The Wailers fait parti des mêmes sessions d’enregistrement que Exodus, enregistrés effectivement aux Island Studios de Londres, entre janvier et avril 1977. Exodus sort en juin 1977 et Kaya en mars 1978.
voilà ma petite enquête là-dessus mais qui ne fait pas vraiment avancer le shmilblick !
Marc Roberty, le plus célèbre biographe d’Eric Clapton, affirme dans un de ses nombreux livre sur l’artiste (The Complete Recording Sessions, 1992), que Clapton termine l’année 1977 par une participation pour le jamaïcain Ijahman Levi. Il indique que la session a lieu en décembre 1977 au Joe Gibbs’s studio de Londres en compagnie notamment de Steve Winwood, mais que sa guitare a été soit mixée trop bas soit pas du tout utilisée pour être clairement discernée. Depuis, cette information ne sera reportée dans aucun autre de ses livres, ni même une allusion ou démenti à cette participation. Cette guest-session n’est pas non plus présente dans la biographie autorisée écrite par Ray Coleman.
Selon Ijahman lui-même en 1999, il signe avec Chris Blackwell, président du label Island, un contrat pour quatre singles. Neuf morceaux en tout et pour tout sont alors préparés en une seule et même session en Jamaïque au Joe Gibbs studio (ce studio est bien en Jamaïque et non pas à Londres comme l’indique Roberty). Et ce sont ces mêmes neuf titres qui sont édités non pas sur singles finalement mais sur deux albums : Haile I Hymn (1978) et Are We A Warrior (1979). En fait, les morceaux ont demandés plusieurs autres séances d’enregistrements pour overdubs, dans divers studios : Compass Point aux Bahamas, Island Studios de Londres et aussi aux Etats-Unis sans que Ijahman puisse se souvenir de quel studio il s’agit précisément. La production est co-réalisée avec Geoffrey Chung qui se charge des autres sessions et également Chris Blackwell (producteur exécutif des albums) pour les sessions de Londres aux Island Studios. Ce serait donc dans ces studios qu’Eric Clapton aurait participé à ces sessions mais sans jamais être crédité, contrairement à Steve Winwood que l’on retrouve cité sur les disques dans la longue liste de musiciens en tant que organiste.
Une interview datée de 2000 de Renny Bailey, guitariste de Ijahman, sème encore le trouble : « Oh, ça fait maintenant plus de 30 ans que je connais Ijahman, mais ça ne fait pas si longtemps que ça que nous travaillons ensemble (…
. Je pense que ça doit faire maintenant deux ans et demi. Mais je le connais depuis très longtemps, bien plus longtemps que n'importe quel musicien ici. On s'est rencontré aux studios Island, il y avait Eric Clapton, c'était à l'époque où Bob Marley faisait le dubbing pour l'album Kaya dans ces mêmes studios. » A noter que Kaya de Bob Marley & The Wailers fait parti des mêmes sessions d’enregistrement que Exodus, enregistrés effectivement aux Island Studios de Londres, entre janvier et avril 1977. Exodus sort en juin 1977 et Kaya en mars 1978.
salut dub28,
l'album de George Terry est toujours dispo en téléchargement (depuis 2000 en fait), quand au format CD (sorti en 2004) que je possède aussi, je ne connais pas sa "rareté" à ce jour. L'album dans son entier est vraiment très bon. Peut-être sur eBay...
quant au single de Zucchero sans doute pour le titre "Un piccolo aiuto", live en public de 1996, Pavarotti & Friends avec EC,
il est ré-édité depuis en CD sur la compilation "The Ultimate Duets Collection" en 2005
l'album de George Terry est toujours dispo en téléchargement (depuis 2000 en fait), quand au format CD (sorti en 2004) que je possède aussi, je ne connais pas sa "rareté" à ce jour. L'album dans son entier est vraiment très bon. Peut-être sur eBay...
quant au single de Zucchero sans doute pour le titre "Un piccolo aiuto", live en public de 1996, Pavarotti & Friends avec EC,
il est ré-édité depuis en CD sur la compilation "The Ultimate Duets Collection" en 2005
A ma première écoute, j’ai trouvé que ce disque comportait beaucoup de chansons « mélo-sentimentales », peut-être un peu trop à mon goût, mais le thème l’impose forcément de toutes façons !
Pour une fois comparé à plusieurs des derniers albums sortis, je ne trouve vraiment aucun titre « pompeux » et l’ensemble est très agréable à écouter même après plusieurs écoutes. Peut-être que la fougue guitaristique s’en est allé avec le temps c’est vrai mais le maître est toujours là… et Clapton chante vraiment très bien.
Jingle Bells fait beaucoup parler mais je ne le déteste pas, et c’est vrai qu’il aurait pu figurer sur Retail Therapy. Rien d’étonnant, il faut dire que les trois protagonistes sont là : EC, Simon Climie et Paul Waller. (Petite parenthèse : j’ai vraiment aimé ce disque de 1997 et je l’aime toujours, au risque de brusquer quelques-uns ici !). Mais on se demande un peu ce que fait Jingle Bells ici, totalement sorti du lot.
Pour les autres morceaux, des balades en abondance sur ce disque c’est vrai mais jamais de mauvais goût et toujours avec une patte bluesy ou jazzy très bien interprétées et chantée. C’est ce qui fait pour moi la grosse différence avec Old Sock par exemple qui passe sans véritablement accrocher.
Le tout entrecoupé de 4 excellents blues (White Christmas, Christmas Tears, Lonesome Christmas, Merry Christmas Baby).
Le tout me laisse pour l’instant une bonne impression.
L’album « Clapton » de 2010 que tu cites plusieurs fois J-C n’a pour moi pas de comparaison avec celui-ci et ce dernier reste encore son meilleur album studio depuis une bonne dizaine d’années, peut-être suivit de ce « Happy Xmas ». Le temps le dira, j’ai encore besoin de recule pour un avis totalement objectif en particulier pour commenter chaque titre indépendamment.
Pour une fois comparé à plusieurs des derniers albums sortis, je ne trouve vraiment aucun titre « pompeux » et l’ensemble est très agréable à écouter même après plusieurs écoutes. Peut-être que la fougue guitaristique s’en est allé avec le temps c’est vrai mais le maître est toujours là… et Clapton chante vraiment très bien.
Jingle Bells fait beaucoup parler mais je ne le déteste pas, et c’est vrai qu’il aurait pu figurer sur Retail Therapy. Rien d’étonnant, il faut dire que les trois protagonistes sont là : EC, Simon Climie et Paul Waller. (Petite parenthèse : j’ai vraiment aimé ce disque de 1997 et je l’aime toujours, au risque de brusquer quelques-uns ici !). Mais on se demande un peu ce que fait Jingle Bells ici, totalement sorti du lot.
Pour les autres morceaux, des balades en abondance sur ce disque c’est vrai mais jamais de mauvais goût et toujours avec une patte bluesy ou jazzy très bien interprétées et chantée. C’est ce qui fait pour moi la grosse différence avec Old Sock par exemple qui passe sans véritablement accrocher.
Le tout entrecoupé de 4 excellents blues (White Christmas, Christmas Tears, Lonesome Christmas, Merry Christmas Baby).
Le tout me laisse pour l’instant une bonne impression.
L’album « Clapton » de 2010 que tu cites plusieurs fois J-C n’a pour moi pas de comparaison avec celui-ci et ce dernier reste encore son meilleur album studio depuis une bonne dizaine d’années, peut-être suivit de ce « Happy Xmas ». Le temps le dira, j’ai encore besoin de recule pour un avis totalement objectif en particulier pour commenter chaque titre indépendamment.
salut à tous,
désolé pour le retard de réaction, je ne suis pas toujours en phase avec les dernières nouvelles d'EC que je continue malgré tout de suivre... car je viens tout juste d'apprendre la nouvelle !
Su le coup, j'ai bien cru que ce n'était qu'une autre blague de notre ami JC GodAddict et me disant : "Non vraiment, là, il va trop loin. Personne ne le croira. En plus, on n'est même pas le 1er avril".
Après avoir un peu digéré, je me dis pourquoi pas après tout. Il nous a déjà fait tant d'autres choses...
Et puis bcp s'y sont aussi collé à ce genre d'exercice : BB King, Sheryl Crow entre autre.
Et si comme G-A, les titres sont aussi bon que Chrismas Tears et les autres morceaux de ce disque de 1999, je suis aussi preneur.
Wait and see.
désolé pour le retard de réaction, je ne suis pas toujours en phase avec les dernières nouvelles d'EC que je continue malgré tout de suivre... car je viens tout juste d'apprendre la nouvelle !
Su le coup, j'ai bien cru que ce n'était qu'une autre blague de notre ami JC GodAddict et me disant : "Non vraiment, là, il va trop loin. Personne ne le croira. En plus, on n'est même pas le 1er avril".

Après avoir un peu digéré, je me dis pourquoi pas après tout. Il nous a déjà fait tant d'autres choses...
Et puis bcp s'y sont aussi collé à ce genre d'exercice : BB King, Sheryl Crow entre autre.
Et si comme G-A, les titres sont aussi bon que Chrismas Tears et les autres morceaux de ce disque de 1999, je suis aussi preneur.
Wait and see.
on parlait il y a peu, de sobriété dans le jeu de Clapton...
Il peut aller encore plus loin.
Je suis tombé là-dessus il y a 2 jours, je trouve cette version de "I've been trying", hommage à Curtis Mayfield vraiment magnifique, pourtant sans aucun solo. Le regard de Clapton à la fin en dit long.
https://www.youtube.com/watch?v=5GPzVQ7Nb2g
c'était en 1999 lors de la cérémonie des prix Rock And Roll Hall Of Fame.
C'est assez rare qu'EC chante de cette façon, surtout sur scène.
Il peut aller encore plus loin.
Je suis tombé là-dessus il y a 2 jours, je trouve cette version de "I've been trying", hommage à Curtis Mayfield vraiment magnifique, pourtant sans aucun solo. Le regard de Clapton à la fin en dit long.
https://www.youtube.com/watch?v=5GPzVQ7Nb2g
c'était en 1999 lors de la cérémonie des prix Rock And Roll Hall Of Fame.
C'est assez rare qu'EC chante de cette façon, surtout sur scène.
En effet, un bien bel article...
Par contre, un article sur Jimmy Page que je me souviens avoir lu (et que j'ai eu bien du mal à retrouver...) vient un peu contredire l'article. (Jukebox Magazine N°140, mai 1999) :
Jimmy Page : « Vous voyez, même si on a cru que j’étais un des premier a posséder une Les Paul, ça n’était pas le cas ; j’ait plutôt eu de la chance de savoir l’utiliser au bon moment. C’est à Eric Clapton que reviens le mérite de me l’avoir fait connaître, par le jeu qu’il pratiquait avec les Bluesbreakers. »
Page et Clapton se voyaient beaucoup en 1965-66, ils étaient potes.
Par contre, un article sur Jimmy Page que je me souviens avoir lu (et que j'ai eu bien du mal à retrouver...) vient un peu contredire l'article. (Jukebox Magazine N°140, mai 1999) :
Jimmy Page : « Vous voyez, même si on a cru que j’étais un des premier a posséder une Les Paul, ça n’était pas le cas ; j’ait plutôt eu de la chance de savoir l’utiliser au bon moment. C’est à Eric Clapton que reviens le mérite de me l’avoir fait connaître, par le jeu qu’il pratiquait avec les Bluesbreakers. »
Page et Clapton se voyaient beaucoup en 1965-66, ils étaient potes.

