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N'oublions pas non plus un certain Alan Jack (Jack Braud pour l'état civil) qui, dès le tout début des années soixante, popularisa le blues, d'abord à Tours sa ville natale puis, au gré des tournées des clubs un peu partout en France.
Fan de Ray Charles mais aussi de Muddy Waters, chanteur, harmoniciste et organiste (Hammond), il créa d'abord un petit groupe de rock avant de découvrir les bienfaits des frimas britanniques à 19 ans. Là, il eut le privilège de rencontrer Long John Baldry qui le présenta à Graham Bond. Ce dernier l'enrôla pour quelques concerts dans des clubs londoniens avant son retour en France. Il fonda alors le Alan Jack Group (son bassiste et homonyme, Bob Brault fit bien plus tard le bonheur du Martin Circus !) qui devint peu après Alan Jack Civilization. De brefs passages au Golf Drouot, au Palace ou au Papagayo à St-Tropez suffirent à asseoir sa modeste popularité.
Une sorte de Mayall “à la française” qui encouragea nombre de ses congénères à se lancer pour de bon.
Les Patrick Verbeke ou autres Bill Deraime débarquèrent bien après !
Et tout ceci bien avant la parution en France de Beano, l'album de Mayall avec Clapton bien entendu, qui convertit dès la première écoute un grand nombre d'entre nous, devenus depuis accros à la structure rythmique binaire ou, si vous préférez, aux trois accords fondamentaux du blues.
Fan de Ray Charles mais aussi de Muddy Waters, chanteur, harmoniciste et organiste (Hammond), il créa d'abord un petit groupe de rock avant de découvrir les bienfaits des frimas britanniques à 19 ans. Là, il eut le privilège de rencontrer Long John Baldry qui le présenta à Graham Bond. Ce dernier l'enrôla pour quelques concerts dans des clubs londoniens avant son retour en France. Il fonda alors le Alan Jack Group (son bassiste et homonyme, Bob Brault fit bien plus tard le bonheur du Martin Circus !) qui devint peu après Alan Jack Civilization. De brefs passages au Golf Drouot, au Palace ou au Papagayo à St-Tropez suffirent à asseoir sa modeste popularité.
Une sorte de Mayall “à la française” qui encouragea nombre de ses congénères à se lancer pour de bon.
Les Patrick Verbeke ou autres Bill Deraime débarquèrent bien après !
Et tout ceci bien avant la parution en France de Beano, l'album de Mayall avec Clapton bien entendu, qui convertit dès la première écoute un grand nombre d'entre nous, devenus depuis accros à la structure rythmique binaire ou, si vous préférez, aux trois accords fondamentaux du blues.
Je suis d'accord avec toi. C'est à la fois étonnant et réjouissant de se rendre compte que pas mal de jeunes provinciaux sont devenus des adeptes de la “musique du diable” et ce, déjà depuis pas mal de temps.
C'est notamment le cas lorsqu'il m'arrive de passer par la Loire-Atlantique, pépinière de quelques jeunes talents.
Il y a une bonne dizaine d'années, j'avais découvert un groupe de jeunes nantais sur la côte atlantique au nom évocateur: Malted Milk. Leur répertoire tournait autour des classiques de Freddie King et BB du même nom. Et c'était pas mal du tout. Le succès (régional s'entend !) aidant, le leader a cru bon de changer de registre en bifurquant vers le funk et... je n'entends plus parler d'eux !
Et il y en a plus qu'on le croit qui font en été le bonheur des festivaliers.
Le blues est indémodable. Dommage que Paris ne lui ouvre plus vraiment ses portes.
C'est notamment le cas lorsqu'il m'arrive de passer par la Loire-Atlantique, pépinière de quelques jeunes talents.
Il y a une bonne dizaine d'années, j'avais découvert un groupe de jeunes nantais sur la côte atlantique au nom évocateur: Malted Milk. Leur répertoire tournait autour des classiques de Freddie King et BB du même nom. Et c'était pas mal du tout. Le succès (régional s'entend !) aidant, le leader a cru bon de changer de registre en bifurquant vers le funk et... je n'entends plus parler d'eux !
Et il y en a plus qu'on le croit qui font en été le bonheur des festivaliers.
Le blues est indémodable. Dommage que Paris ne lui ouvre plus vraiment ses portes.
Ma préférence va au titre avec Trucks et Tedeschi même si j'apprécie également l'étonnante version de Milk Cow Blues. Ray Charles est égal à lui même, rien à dire...
Tout ça est bien rafraîchissant mais il ne s'agit pas là de mon genre musical préféré.
Les adeptes apprécieront, sans nul doute.
Tout ça est bien rafraîchissant mais il ne s'agit pas là de mon genre musical préféré.
Les adeptes apprécieront, sans nul doute.
Andy Newmark, l'excellent batteur qui officiait durant les répétitions en 94 de From The Cradle, pourrait à mon avis, très bien faire l'affaire à Hyde Park en l'absence de Gadd. C'est étonnant que Clapton ne l'ait plus jamais sollicité depuis le temps...
Mais c'est vrai qu'il est plutôt considéré dans le business comme un musicien de studio...
Mais c'est vrai qu'il est plutôt considéré dans le business comme un musicien de studio...
A mon humble avis, Jean-Claude fait allusion aux Pretty Things.
Un groupe considéré un temps comme le clone des Stones.
En 1962, Dick Taylor qui deviendra le guitariste du groupe, quitte les Stones (il était leur bassiste à l'époque) pour poursuivre ses études et forme dans la foulée un groupe de blues avec son ami Phil May (chanteur), John Stax à la basse, Brian Pendleton (second guitariste) et Viv Andrews (drums) qui sera bientôt remplacé par l'excentrique Viv Prince (qui influencera Keith Moon).
Les Pretty Things jouent leur rhythm and blues, encore plus énergique que celui des Stones, dans des clubs londoniens réputés.
Après un premier single (“Don't Bring Me Up” est un succès), leur premier album sobrement intitulé “Pretty Things” prendra la sixième place des charts UK.
Leur image de musiciens vulgaires et subversifs (le titre “LSD” joue sur les mots avec la Livre Sterling) les prive des ondes de la BBC, leur ferme beaucoup de portes et les prive également d'une tournée aux States.
Suit une période de mutations due aux excès et aux frasques des membres du groupe.
A près une modeste percée vers l'opéra-rock (“S.F. Sorrow” dont s'inspira Pete Townshend) et deux apparitions au festival de l'Ile de Wight, le groupe se sépare une première fois en 71 avant de disparaître en 74 suite au départ de Phil May.
J'eus l'occasion de les applaudir en 65 au Town Hall de Torquay (cité balnéaire anglaise) et, le moins que l'on puisse dire, c'est que c'était très énergique, sinon addictif. En prime Dick Taylor était un bon lead guitarist à défaut d'être un génie... Leur allure un brin sauvage leur vaudra malheureusement bien des déboires par la suite.
Un groupe considéré un temps comme le clone des Stones.
En 1962, Dick Taylor qui deviendra le guitariste du groupe, quitte les Stones (il était leur bassiste à l'époque) pour poursuivre ses études et forme dans la foulée un groupe de blues avec son ami Phil May (chanteur), John Stax à la basse, Brian Pendleton (second guitariste) et Viv Andrews (drums) qui sera bientôt remplacé par l'excentrique Viv Prince (qui influencera Keith Moon).
Les Pretty Things jouent leur rhythm and blues, encore plus énergique que celui des Stones, dans des clubs londoniens réputés.
Après un premier single (“Don't Bring Me Up” est un succès), leur premier album sobrement intitulé “Pretty Things” prendra la sixième place des charts UK.
Leur image de musiciens vulgaires et subversifs (le titre “LSD” joue sur les mots avec la Livre Sterling) les prive des ondes de la BBC, leur ferme beaucoup de portes et les prive également d'une tournée aux States.
Suit une période de mutations due aux excès et aux frasques des membres du groupe.
A près une modeste percée vers l'opéra-rock (“S.F. Sorrow” dont s'inspira Pete Townshend) et deux apparitions au festival de l'Ile de Wight, le groupe se sépare une première fois en 71 avant de disparaître en 74 suite au départ de Phil May.
J'eus l'occasion de les applaudir en 65 au Town Hall de Torquay (cité balnéaire anglaise) et, le moins que l'on puisse dire, c'est que c'était très énergique, sinon addictif. En prime Dick Taylor était un bon lead guitarist à défaut d'être un génie... Leur allure un brin sauvage leur vaudra malheureusement bien des déboires par la suite.
Un bon batteur, sans plus, qui manquait de technicité. Je me demande encore comment il a réussi à assurer le bon tempo lorsque la musique des Beatles devenait de plus en plus complexe.
Faut dire aussi que durant les années de la Beatlemania il n'avait pas grand chose à craindre avec son tempo répétitif puisque pendant pas mal de temps, McCartney fut considéré comme l'un des plus mauvais bassistes de sa génération...
Faut dire aussi que durant les années de la Beatlemania il n'avait pas grand chose à craindre avec son tempo répétitif puisque pendant pas mal de temps, McCartney fut considéré comme l'un des plus mauvais bassistes de sa génération...
OK pour Dave Bronze à la basse.
Nathan East est certes un bassiste convenable mais je trouve qu'il a un peu trop tendance à se faire oublier. il joue sa partition et basta. Bon, c'est sûr qu'avec Clapton, le bassiste n'est pas là pour dégainer des solos. Elles sont loin les envolées de Jack Bruce sur sa Gibson SG bass !
Sinon j'apprécierais fortement la présence de Jerry Portnoy à l'harmonica.
Et puis pourquoi pas une solide section cuivres tant qu'on y est ? Tiens, c'est marrant, ça me rappelle quelque chose...
Nathan East est certes un bassiste convenable mais je trouve qu'il a un peu trop tendance à se faire oublier. il joue sa partition et basta. Bon, c'est sûr qu'avec Clapton, le bassiste n'est pas là pour dégainer des solos. Elles sont loin les envolées de Jack Bruce sur sa Gibson SG bass !
Sinon j'apprécierais fortement la présence de Jerry Portnoy à l'harmonica.
Et puis pourquoi pas une solide section cuivres tant qu'on y est ? Tiens, c'est marrant, ça me rappelle quelque chose...

