Compte à rebours

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   Le 05/04/2018 à 19h30
De rien mon cher, c'était un plaisir...
Ce qui me fait penser que j'ai oublié de mentionner un autre point d'orgue de ma longue période londonienne de début 1968 à fin 1972 : les tout premiers concerts de King Crimson au Marquee.
Robert Fripp, un inconnu pour moi, un petit bonhomme frisoté à la Hendrix, rencontré par hasard un soir sur le trottoir à quelques encablures de mon petit flat d'Earl's Court, m'encouragea derrière ses lunettes de myope, à venir assister à la première prestation de son groupe au Marquee. Faut dire que j'entendais depuis pas mal de temps des sons quelque peu psychédéliques sortir d'un basement pas très loin de mon antre. Des sons produits par Fripp lui-même, Michael Giles et Greg Lake lors de répétitions improvisées. D'où mes question à Fripp : “C'est vous les musiciens du quartier, c'est quoi votre style, du jazz ?” et donc sa réponse : “Viens nous voir, tu comprendras”...
Chose promise, chose due. Et là, dans la pénombre de mon club préféré, ce fut la claque. Pas une petite, une grande claque. A tel point qu'il me fallut deux autres soirs de suite face à Fripp, trônant sur son tabouret et armé de sa Les Paul, pour enfin comprendre le pourquoi du comment. Un nouveau genre musical venait de naître. Le rock-blues-jazz revisité de fond en comble que les journalistes spécialisés ne tardèrent pas à qualifier de Progressive Rock.
Retrouvailles inattendues avec le père Fripp à Paris en 2015 à l'Olympia. Ce coup-ci flanqué de... trois batteurs en front stage. De gros doutes (encore un délire du pape du Melotron ?) puis un immense soulagement. Grandiose à nouveau. Du bonheur à l'état brut.

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   Le 05/04/2018 à 18h52
Allez Tayane, prépare tes valises ! :D
C'est un conseil de Marquee's man... ;)

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   Le 05/04/2018 à 18h47
Un grand bassiste ? plus que ça... l'un des meilleurs de sa génération et un chanteur hors pair (quelle puissance vocale !). Un grand très grand musicien qui consacra sa vie au blues dès ses débuts puis, après Cream, au rock et au jazz.
Je te recommande entre autres son premier LP produit par Polydor en 1969 : Songs For A Tailor.

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   Le 05/04/2018 à 18h39
Mick Fleetwood, peut-être lassé des hit-parade mais les poches pleines, a reformé un groupe de blues en 2014/15, le Mick Fleetwood Blues Band avec un certain Rick Vito à la guitare et c'est plutôt pas mal.
Difficile cependant de reconnaître le Fleetwood émacié (et souvent torse nu sans complexe aucun sur scène) des Peter Green's Fleetwood Mac. C'est à un barbu grassouillet auquel on a affaire dorénavant qui, enfin, semble avoir compris que la batterie ne se limite pas à une caisse-claire et à une charleston !

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   Le 05/04/2018 à 11h58
Bon, ben... allons-y gaiement ! ;)
Tout d'abord le rythme. Je suis né avec (dommage que mes parents n'aient pas eu le temps de m'expliquer) et peut-être même avec un crayon dans les doigts, remplacé plus tard (occasionnellement) par des baguettes, celles qui tapent sur la caisse-claire ou les toms...
Mes premiers frémissements, vers l'âge de 13-14 ans à l'écoute des Everly Brothers et même de Cliff Richard avec ses Shadows (si, si !). Puis désintéressement total pour les yéyés franchouillards malgré un petit coucou à messieurs Filippachi et Ténot , leurs émissions m'ayant fait découvrir un certain Booker T & the MG's. En passant, merci aussi à un certain Schmoll (Eddy pour les intimes) qui m'aiguilla vers le rock US personnalisé à ses yeux par Gene Vincent.
Et quand je dis rock, je parle du rock des pionniers, pur et dur. Ce fut la période... comment dire ? oui, c'est ça, la plus sauvage (!) de ma modeste existence. Elvis (le déclic avec Jailhouse Rock), Jerry Lee Lewis, Buddy Holly et sa Stratocaster, Eddie Cochran... Un anglais fit passer le message en France à tous les yéyés et aux autres. il s'appelait Vince Taylor.
Une sorte d'envoutement qui perdura jusqu'à une apparition que je qualifierai de divine (n'ayons pas peur des mots) sur les antennes et dans les bacs, celle des Stones, en l'occurrence de leurs premiers 45 tours.
Les Stones certes, mais aussi et surtout tout ce qui tournait autour à savoir les Jimmy Reed, Chuck Berry ou Bob Diddley. Pour moi, une sorte d'entrée par la petite porte dans le monde du rythmn' n' blues et du blues tout court.
Un court séjour en Angleterre en 1965 me permit de découvrir de visu des prétendants au magot déterré par les Stones. Dans l'ordre des dates, les Troggs (bof), les Kinks (pas mal du tout Ray Davies), les Pretty Things (clone et rivaux des Stones à l'époque) ou les Downliner Sect (rythmn'n' blues affirmé).
Une porte ouverte bientôt en grand grâce à une connaissance déjà évoquée ici même, un musicien surnommé Alan Jack, qui m'initia et m'introduisit peu à peu dans l'univers passionnant de la musique du diable. De retour d'Angleterre où à 19 ans il avait eu le privilège de se produire sur scène avec Graham Bond et de cotôyer Alexis Korner et ses amis, il me recommanda un certain Long John Baldry, pianiste-chanteur de blues britannique, qui venait de sortir un LP en France sous le label Barclay.
Second déclic. Muddy Waters, Willie Dixon et bien d'autres, grâce à cet enregistrement, devinrent mes gourous (avec ou sans mojo !).
Puis, il se murmura ici ou là, qu'un drôle de mouvement prenait petit à petit de l'ampleur en Angleterre grâce aux efforts de musiciens passionnés, pour la plupart issus de la bande à Korner, un mouvement ayant pour objectif de cuisiner le blues à la sauce britannique. John Mayall s'y employa le premier et d'innombrables émules ne tardèrent pas à le suivre. Le British Blues Boom était sur les rails de la renommée et y resta sept ou huit bonnes années.
La meilleure solution ? Aller faire un tour dans ce pays béni des dieux pour voir et écouter. Ce que je fis dès 1967 avec quelques amis. Ce qui me permit enfin d'admirer dans toute sa splendeur le pape du british blues, John Mayall, accompagné à la guitare par le remarquable Peter Green, remplaçant de Clapton.
Achat du LP Beano et bientôt de The Hard Road et retour en France avec la ferme décision de revenir, mais ce coup-ci, pour bien plus longtemps.
La suite, les fervents lecteurs du blog de Fred la connaissent. Elle vous a été racontée dans mon papier sur le London des sixties-seventies.
Des plus petits groupes jusqu'aux pointures de l'époque, aucun ne m'échappa je pense. Les points d'orgue ?
Le Farewell Concert des Cream, Hendrix ou Joplin au RAH et toutes ces soirées face à Mick Taylor (avec Mayall), Green et ses Fleetwood Mac ou Kossoff et ses Free, sans oublier Led Zep ou Beck...
Retour au bercail obligatoire en 73, la Grande Muette, malgré tous mes sursis d'étudiant, ne m'ayant pas oublié. Un an à perdre mon temps et place à la vie active à Paris depuis 76 (parisien d'adoption je précise).
Un diplôme d'une School of Art londonienne m'ouvrit quelques portes, agrémenté dans la foulée d'une maîtrise en communication (visuelle et surtout écrite) qui m'en ouvrit bien d'autres.
Mes soirées musicales ? Des apparitions au POPB (Bercy pour les intimes) pour applaudir Clapton à chacune de ses venues en France (un concert Blues Tour d'anthologie et un autre avec Winwood de la même veine), et des passages de temps à autre au Bataclan (Bill Wyman) ou à La Scène (Derek Trucks & Tedeschi) entre autres..
A noter ma présence dès sa création sur le site claptonien déjà cité par ifeelfree, aujourd'hui à l'abandon, où j'eus l'opportunité de converser notamment avec un certain godaddict devenu depuis peu le créateur du fantastique site sur lequel vous étiez en train de lire ma prose...
70 piges depuis peu et pas calmé pour autant, il me tarde d'inculquer tout cet acquis à ma petite fille quand elle sera en âge de comprendre cette passion ineffaçable...

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   Le 04/04/2018 à 19h45
Difficile de ne pas mentionner Peter Green dans ce sujet qui, de ses débuts avec les Bluesbreakers de Mayall jusqu'à la triste fin des Fleetwood Mac resta fidèle à sa Les Paul Burst.
Un sacré virtuose lui aussi !...

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   Le 04/04/2018 à 18h47
Le monde est petit !
Euh... pour les “dernières parutions”, ne te précipite pas trop ! :D

Je me souviens très bien de ce festival d'enfer paru en photos sur le site auquel tu fais allusion. Que des pointures et une même demoiselle qui, à l'époque, voulait faire l'acquisition d'une ES 335 (dans ses rêves !). A moins, bien sûr, que je me trompe.

Si tu ne l'as déjà fait, du devrais aller faire un tour sur http://sanfermin.canalblog.com/
Ça vaut vraiment le détour. L'ami Fred (ici présent) nous y fait vivre et revivre tous les jours de grands moments...

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   Le 03/04/2018 à 18h56
Pas question l'ami, à toi l'honneur ! :D

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   Le 03/04/2018 à 18h54
Les toutes premières images du film, lorsque Hendrix interprète Sunshine Of Your Love “en l'honneur de Clapton, Bruce and Baker” ont été prises lors du deuxième concert à l'Albert Hall auquel j'assistais.

Un grand moment, un Hendrix au mieux de sa forme après avoir été pitoyable (excès de joints !) la veille au soir... qui plus est en présence d'une partie de sa famille qui le sermonna une grande partie de la nuit après le concert.

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   Le 03/04/2018 à 11h42
Curieux qu'il ne soit pas fait mention dans cet article de la Les Paul 1959 de Paul Kossoff.
Kossoff, comme Page ou Beck, en fit l'acquisition après avoir vu Clapton jouer avec les Bluesbreakers, bien que possédant déjà une Black Custom de 1954.
Cette Les Paul 59 l'accompagna tout au long de sa carrière avec les Free et le son qu'il réussissait à en sortir sur scène était inimaginable.
Cette Les Paul de légende, en possession de Arthur Ramm, un ami de Kossoff, a été “répliquée” à quelques exemplaires par Gibson en 2012.

La photo qui suit a vraisemblablement été prise peu de temps avant le Farewell Concert de novembre 68 si j'en juge par la coupe de cheveux. Une Burst que Clapton a utilisé durant les répétitions mais pas durant les deux sets.



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