Compte à rebours

Eric Clapton and Friends forum : Voir tous les messages du membre

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   Le 06/02/2019 à 21h12
Thidup :
Bravo pour cette critique très instructive. J'ai appris pas mal de chose.
Pourrais tu en faire une pour Disraeli Gears. Je pense qu'il y aurai à raconter.
Cela reste LEUR album pour moi. Rien que la pochette....

Merci! Excellente suggestion, je vais ouvrir les grimoires, dépoussièrer les livres et tenter d’en extraire une histoire. Tu as raison en ce qui concerne la pochette, à ce sujet on pourrait en écrire des tonnes. Je vais ressortir mon LP made in France Polydor GU 658052 Privilège et compter combien il y a d’Eric Clapton au dos de cette pochette. Fais-en autant et on verra si on est d’accord. :) Bonne soirée

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   Le 05/02/2019 à 20h42
:) Merci pour ces compliments, j'en rougis de plaisir

Citation :
3 musiciens à fond dans leur trip qui ont du mal à retomber sur leurs pattes

Ne t'en fais pas Tayane , tu es pardonnée :devil , il n'y aura pas de logorrhée incendiaire MAIS JE VAIS ....bon je plaisante, grand merci d'avoir apprécié ce texte.
Citation :
On ressort à la lecture de cet article avec l'idée que tu assistais aux enregistrements...

A l'époque, j'aurais été suffisamment petit pour pouvoir me cacher dans la cabine Leslie, mais je me serais vite fait repérer.
Bonne soirée à tous et à très vite.

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   Le 05/02/2019 à 12h40
:drink Il y a 50 ans jour pour jour sortait l’album Goodbye de Cream :drink


Le 5 février 1969, transportés par des camions qui n’auraient pas souffert de la comparaison avec des corbillards, des milliers d’exemplaires de l’album Goodbye étaient acheminés chez les disquaires.

3 musiciens hilares sur la pochette, un album ou, dès le début est répété à l'envie "I'm so glad, glad glad glad", du strass, des paillettes, et tiens, pourquoi pas champagne pendant qu'on y est, tout cela pour annoncer joyeusement aux fans dépités que ce sera le dernier tour, tant sur scène qu'en révolutions vinyles.

Au moins Atco US aura l'idée de proposer une pochette qui s'ouvrait tel un centerfold, en dévoilant des pierres qui ne roulent jamais puisque tombales, histoire de rappeler que le titre de l'album était bien une épitaphe. Ainsi, pour cette génération, Cream mit au gout du jour le concept de la disparition en pleine gloire, mauvais exemple qui sera suivi par d'autres, que ce soit par obligation vis à vis du Créateur qui sonne le rappel, s’acharnant tout particulièrement sur la classe d’âge 27, ou par distorsions unppluged entre musiciens qui ne s'entendent plus dans tous les sens du terme.

3 titres live issus de leur tournée d'adieu aux US et 3 titres studios composent ce good mais bye. Le deal était que chaque membre du groupe amène une de ses création pour cet adieu. Déjà, ce n’était pas de gaité de cœur qu’ils devaient le faire et, pour Clapton, écrire une chanson n’était pas encore une évidence.

De plus, 3 titres studio ne font pas un album. Quoi de plus normal alors que d’introduire des titres live, d’autant que la dernière tournée fut musicalement sertie de pépites.

A commencer par I’m so glad qui déclenche les hostilités. Du délire et de la puissance digne d’un plan Marshall. Ginger Baker racontait que Cream au début, c’était lui au milieu d’un bassiste et d’un guitariste jouant sur de petits amplis. Fin 68, Clapton et Bruce jouent sur des « stacks » Marshall triple corps, 3 colonnes de 100 watts chacune, et évidemment, volume à 11 sur une échelle de 10, quitte à en perdre l’audition (1)
Ainsi, cette version de I’m so glad n’est pas faite pour s’écouter le matin au réveil en regardant les gouttes de rosée perler sur les pistils printaniers. Elle s’écoute à fond de façon à rendre jaloux les bruits de la ville quitte à couvrir le hurlement d’un ciel traversé par un 747 qui s’arracherait au décollage.

Ensuite, c’est Politician. Avec le recul, les paroles n’ont pas pris une ride : « Hey Hey Babe, viens donc dans ma grande voiture noire, je vais te montrer quelle est ma politique. ». Tout rapport avec des hommes politiques contemporains est totalement fortuite . Basse insistante, guitare lancinante, orage dans les grosses caisses, le titre suinte l’air lourd des concerts enfumés de l’époque et l’ambiance moite des bords de mer californiens. Frissons garantis pour un Graal musical.

Le blitz de l’album est incontestablement Sitting on top of the world, 1er opus de la face B. Titre initialement interprété en 1930 par The Mississipi Sheiks, repris et raccourci par Chester Burnett nick-named Howlin’ Wolf en 1957, cette version live dégorge de guitare incandescente du début à la fin soutenue par une section rythmique grondant tel un roulement sismique qui se surpasserait à vouloir franchir le mur du son.
Le titre s’achève sur une série de pull-off cadencés en quadruple croche qui seront la dernière signature live officielle d’Eric Clapton contemporaine à Cream.

Badge : Les membres du groupe furent persuadés, non sans difficultés, d’enregistrer 3 nouveaux titres.
Présent sur le sol américain et invité à se rendre en studio, Eric Clapton découvrit un prototype de pédale Leslie qui était une petite boite permettant de mettre simultanément sous tension l’effet et un haut parleur Leslie. Pendant des heures, il jouera de la guitare à travers ce Leslie. Puis, rejoint par George Harrison, ils continuèrent à se servir ensemble de cet effet, structurant ainsi petit à petit un Badge naissant. La suite se déroula à Londres ou Clapton et Harrison écrivèrent les paroles avec les « Swans that they live in the park », phrase due à la contribution d’un Ringo Starr « complètement emplatré » selon George Harrison.

La session d’enregistement s’acheva par la discrète subtilisation du prototype de la boîte d’effet par Mal Evans qui ne trouva rien de mieux que de la cacher sous son manteau car «George la voulait». L’ingénieur du son qui avait obtenu le prêt du prototype a du passer un sale quart d’heure avec fabricant SIR lorsqu’il a fallu expliquer qu’il lui était impossible de rapporter la pédale d’effet aux USA. (2)

Après ce numéro de haut vol George Harrison sera qualifié d'Angelo Mysterioso sur la pochette. Clapton fera de ce titre un de ses favoris de set-list. Badge, morceau dont la performance est de ne pas contenir le mot Badge dans les paroles...mais qu'importe, les Cygnes qui vivent dans le Parc sont heureux de savoir que l’on parle d’eux. Le titre du morceau va devenir Badge sur un malentendu. Au milieu du manuscrit, George avait griffoné le mot Bridge pour indiquer la césure du pont, Clapton lisant de travers le texte lui demanda « What is that Badge ? », les 2 guitaristes éclatèrent de rire et le titre du morceau fut trouvé. Simple et efficace. Clapton mettra fin à cette incongruité en clamant sur scène «Where is my badge» lors du final de chaque interprétation live du titre sans plus de signification pour le commun des mortels.

Doing That Scrapyard Thing : Se faire réveiller par Jack Bruce à 3 heures anglaises du matin pour s’entendre dire qu’il faut écrire en urgence des paroles, prendre un vieux magnéto, coller le micro contre le téléphone et enregistrer ce qui était joué depuis Los Angeles, voilà ce que fut une nuit de Pete Brown en ce mois d’octobre 68. Le résultat sera un zeste de texte déjanté sur une nappe de mellotron et d’effet Leslie, le tout enrobé de Cream, produisant finalement en studio un titre dans la lignée de ce que seront les futurs albums solo de Jack Bruce.

What a bringdown est la dernière pierre tombale de l’album. Un texte écrit manifestement sous stimulants légaux ou pas – « L’eau dans une fontaine ne me fait pas monter très haut » - « Il y a une feuille de thé qui flotte maintenant pour Rosalie », un Clapton Leslie-Wah wah toujours aussi inspiré, une dernière inhalation de son, de watts, et goodbye everybody sur un requiem de cloches et d’orgue.

Clapton pensait qu'en mettant fin à Cream, il serait déchargé de son statut de superstar. Mais que ce soit en laid back avec Delaney And Bonnie, ou en realisant certains albums anonymement, il était commis d'office pour représenter les divinités de la six cordes. Il avait tout fait pour cela. Quant-à la famille de Ginger Baker, elle retrouvera, dispersées dans leur maison et durant des années, des étoiles d’argent qui avaient servi aux photos de la pochette (3). Des fragments d’étoiles pour 3 stars désormais séparées, on ne pouvait faire mieux. Thanks and Goodbye.


NB: concernant Badge, entre les récits de Clapton, ce qui est écrit dans les livres et ce que raconte Bill Halverson l’ingénieur du son qui a enregistré l’album, difficile de savoir ou avait été mis sur bande le titre, Los Angeles ou Londres. Aussi j’ai écrit à Bill Halverson qui m’a répondu il y a 3 jours: « Band didn't have work permits so England got credit ». Ceci explique pourquoi c’est le studio londonien IBC qui est mentionné officiellement - Cream n’avait plus de permis pour travailler aux USA.



Sources:

(1) Interview Guitar player juin 1970

Were you affected at all by playing as intensely and loudly with the Cream as you did?

I actually went deaf for a period of time. When we were playing at the Fillmore for a while, I was wearing specially designed ear plugs. I had to, because I couldn’t hear anything anymore. I was playing full volume in a kind of weird, traumatic state—knowing that I had to play, and not really wanting to. I was deaf, and I couldn’t hear anything. I was wearing these ear plugs, and I couldn’t hear through them. I was really brought down.


Have you played in front of a Marshall turned up full volume without ear plugs?

Yeah. I don’t think I’ll ever be the same. I think one ear is stronger than the other. One ear is at least half deaf—I don’t know which one. When I’m on stage, I have to stand a certain way to be able to hear everything. Otherwise, I can only hear half of what’s going on.



(2) Bill Halverson web site - Recording Engineer of Goodbye Album



(3) Ginger Baker Website about Goodbye album

So the album was recorded & after the cover shots in the UK, Ginger’s family would find silver stars all over the house for years to follow! On October 4th Cream left for their ‘Goodbye’ tour of the states & in England the October 5th issue of The NME featured them on the cover. On November 26th 1968, Cream played their farewell performance at The Albert Hall....a gig filmed for posterity & which none of them rated musically. The protagonists were tired & glad to be free, never realising that so great was their influence, talent & inspiration that 37 years later they would grace that stage again to a standing ovation that all three were happy to take.......Au revoir Cream.........? (note : en français dans le texte !) :drink

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   Le 30/01/2019 à 20h02
Thidup :


Super, mais ils ne montrent pas comment ils copient l'aspect le plus important de la vraie Blackie: la tête du manche brûlé par les cigarettes que Clapton coinçait entre les cordes quand sonnait l'heure du blues.
:) :)

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   Le 30/01/2019 à 19h51
Hervé :
Bonjour à tous,
Merci de m'accepter dans ce forum. Désolé de ne pas m'être présenté plus tôt. J'ai 62 ans, mon "histoire" avec Clapton a commencé avec les vinyls de Cream, mais surtout avec "Layla and other assorted love songs" que j'ai acheté dés sa sortie. J'ai ensuite suivi sa carrière dans les années 70 et 80 avec ses hauts (461 Ocean Boulevard, slowhand, journeyman) et ses bas. Les années 1990 ont pour moi été une véritable renaissance, avec bien-sûr Unplugged, from the cradle et aussi Pilgrim qui ne fait pas l'unanimité. Les albums studio des années 2000 me plaisent moins bien que le dernier Happy Xmas soit plustôt une bonne surprise. Mais c'est sur scène que je le préfère; j'ai eu l'occasion de le voir de trés nombreuses fois à Paris et même à Vienne (France) pour la tournée Legends en 1997. Je suis aussi un collectionneur de bootlegs, comme vous tous...
Très cordialement
Hervé


Bienvenu Hervé, je suis un jeunot sur ce site, mais du même âge que toi. En tant que totalitaire (synonyme de dictateur) de l'époque Cream, je suis ravi de ta venue. Ici, c'est cool et il y a des pointures sur le sujet. Donc Welcome

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   Le 29/01/2019 à 20h42
Pour continuer avec les Another Tickets pour illustrer les articles:




J'aurai attendu près de 40 ans pour LE voir et L'ENTENDRE jouer I'm so glad.
Check, c'est fait. :)


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   Le 29/01/2019 à 20h27
tayane :
Il est vrai que George Lang s'est contenté de passer des morceaux de Cream, des Yardbirds, Blindfaith, etc sans approndir. Maintenant, pour ma part j'ai trouvé que Assayas se dispersait trop, comme quoi il en faut pour tous les goûts.

J'ai écouté son émission, un concours pour gagner des places pour le film et le double CD avec une question très difficile: Dans quelle île des Antilles se trouve le centre de ....? vous avez deviné la fin de la question. Son heure Eric Clapton a débuté par Got my mojo working de Muddy Waters et elle s'est terminée par Tears in heaven. Rien de particulier pendant l'heure, pas d'interviews ou d'inédits, donc émission juke box. Merci tout de même à lui de diffuser de temps en temps du Cream.

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   Le 25/01/2019 à 11h14
Éric Clapton en couverture de Rock and Folk.... là je rajeunis de 30 piges, je cours l’acheter + Georges Lang ce WE, (merci Tayane et on compte sur toi pour les vocals) Tout est parfait pour ce week-end.

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   Le 23/01/2019 à 18h20
claude :


Bon, va falloir trouver un chanteur, parce que là... comptez pas sur moi ! :lol


Problème simple à résoudre - Répertoire tout trouvé: Hideaway, Steeping out, Cat’s squirrel, Peaches and diesel, Signe, Snake lake blues, Slunky, Toad et même Jingle bells avec toi au chant, car ce titre ne risque rien :D

Question fondamentale: dans quelle région de France vivez-vous, perso, je suis en région Ile de France.

Bien à vous tous :)

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   Le 22/01/2019 à 23h42
dub28 :
mdr jean claude sinon il y a nous gilles guitare , j ai un bassiste, claude et moi percussions

Sounds good !

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